Plus de 300 Canadiens se trouveraient au Népal

Des secouristes fouillent les débris d'un bâtiment à... (Photo Niranjan Shrestha, AP)

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Des secouristes fouillent les débris d'un bâtiment à Katmandou, la capitale népalaise.

Photo Niranjan Shrestha, AP

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La Presse Canadienne
TORONTO

Reena Vohra visitait la ville antique de Bhaktapur, au Népal, samedi, lorsqu'elle a senti la terre trembler.

La travailleuse humanitaire de Vision mondiale à Toronto se promenait avec des collègues sur le site historique situé à quelque 20 kilomètres de Katmandou, la capitale népalaise, quand les temples qu'elle venait tout juste d'admirer se sont écroulés autour d'elle.

La vallée de Katmandou a été secouée samedi par l'un des plus puissants séismes de son histoire, qui a fait au moins 1800 victimes au Népal et une cinquantaine d'autres en Inde, au Bangladesh, au Tibet et au Pakistan.

Au moins 388 Canadiens se trouveraient au Népal, selon le registre du ministère des Affaires étrangères, qui dit surveiller la situation de près. La porte-parole du ministère, Diana Kaddaj, a toutefois précisé que ce chiffre est une estimation, puisque l'enregistrement n'est que volontaire.

L'ancienne chef du Nouveau Parti démocratique du Nouveau-Brunswick, Elizabeth Weir, se trouve actuellement au Népal. «À l'extérieur de Katmandou, il y a encore des secousses avec des grondements du sol», a-t-elle écrit sur Twitter samedi.

Le premier ministre Stephen Harper a publié un communiqué dans lequel il offre ses «sincères condoléances» à tous ceux qui ont perdu un proche à la suite du séisme.

«Nous accompagnons dans leur deuil les gens du Népal et de l'Inde qui se remettent de cette terrible catastrophe naturelle et nous leur offrons notre aide et nos prières», a-t-il écrit.

Le premier ministre précise que les représentants canadiens présents dans la région travaillent de concert avec les autorités locales «pour s'assurer que tous les Canadiens touchés par le séisme sont en lieu sûr et qu'ils ont été retrouvés», et pour apporter leur aide dans la gestion de la catastrophe, si elle est requise.

Diana Kaddaj a mentionné que le Centre de surveillance et d'intervention d'urgence, à Ottawa, ainsi que les ambassades du Canada à l'étranger, collaboraient avec les autorités locales pour aider les Canadiens sur place.

La porte-parole du ministère des Affaires étrangères a aussi encouragé les proches des Canadiens présents au Népal ou dans les pays voisins affectés par le séisme à communiquer avec le centre d'informations d'urgence du ministère.

Quant à Reena Vohra, elle a quitté Bhaktapur et est actuellement dans un hôtel de la capitale. «Nous sentons encore les secousses et nous continuons de nous ruer à l'extérieur lorsque nous sentons le sol trembler, a-t-elle expliqué dans un courriel. L'aéroport est fermé, alors je ne peux pas quitter aujourd'hui comme prévu.»

Rupa Joshi, agente de communication pour l'UNICEF à Katmandou, a aussi raconté son expérience par courriel. «Quand je suis sortie dans la soirée, j'ai vu plusieurs personnes qui se préparaient à camper au milieu de la rue. Des gens pleuraient près du principal hôpital gouvernemental, devant lequel les morts sont alignés.»

Mme Joshi précise que plusieurs personnes ont peur que d'autres édifices s'effondrent et que le nombre de morts augmente. Elle ajoute que c'est une chance que le séisme se soit produit un samedi, alors que les écoles étaient fermées.

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