La cérémonie marquée par une querelle diplomatique

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Contrairement à la chancelière allemande Angela Merkel (photo), le président russe Vladimir Poutine n'a pas été convié à la cérémonie de commémoration de la libération d'Auschwitz, aujourd'hui.

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Les cérémonies marquant le 70e anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz, en Pologne, donnent lieu à une querelle diplomatique entre le pays hôte et la Russie.

Le ministre polonais des Affaires étrangères a suscité un tollé en affirmant que l'Ukraine pourrait tout aussi bien être considérée comme la libératrice d'Auschwitz, parce que le premier char soviétique à être entré dans son enceinte était commandé par un Juif ukrainien, Anatoly Shapiro.

La cérémonie, qui a lieu aujourd'hui, réunira des survivants d'Auschwitz ainsi que des chefs d'État, notamment François Hollande et Angela Merkel, en plus de personnalités comme le cinéaste Steven Spielberg.

Vladimir Poutine, qui avait assisté il y a 10 ans au 60e anniversaire de la libération d'Auschwitz, n'y sera pas, contrairement au président ukrainien, Petro Porochenko.

La Russie courroucée

Le problème, c'est que la Pologne a multiplié les critiques à l'endroit de la Russie pour son appui aux séparatistes prorusses en Ukraine. Contrairement aux autres anniversaires, elle n'a donc pas nommément invité les chefs d'État du monde, pour éviter de convier M. Poutine, mais a plutôt envoyé des missives aux ambassades des pays étrangers en Pologne. Selon le Financial Times, M. Poutine s'est offusqué de n'être pas directement invité.

Selon la BBC, le ministre russe des Affaires étrangères a rétorqué que l'Ukraine «ridiculise l'histoire», soulignant que le corps d'armée ayant libéré Auschwitz était multiethnique, comprenant, outre des Ukrainiens, des Russes, des Tchétchènes, des Géorgiens et des Tatares. Les commentaires de M. Schetyna sur la nationalité ukrainienne de M. Shapiro sont «blasphématoires et cyniques» et constituent un exemple d'«hystérie antirusse», selon M. Lavrov.

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