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Viaduc de la Concorde: un ingénieur semoncé par ses pairs

Le viaduc de la Concorde s'est effondré en... (PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE)

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Le viaduc de la Concorde s'est effondré en septembre 2006, tuant sur le coup cinq personnes.

PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE

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Bruno Bisson
La Presse

Huit ans après l'effondrement du pont d'étagement de la Concorde, qui a fait cinq morts et six blessés graves à Laval, le 30 septembre 2006, un ancien ingénieur du ministère des Transports du Québec (MTQ) est finalement visé par deux plaintes disciplinaires déposées par le syndic de l'Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ).

L'ingénieur Tiona Sanogo, qui est aujourd'hui à la retraite, devra se présenter le 27 août prochain devant le conseil de discipline de l'Ordre pour répondre à ces deux plaintes. L'ingénieur, qui était responsable des travaux de réfection du pont d'étagement, effectués au début des années 90, près de 15 ans avant que la structure ne s'effondre, est accusé d'«actes dérogatoires à l'honneur, la dignité ou à la discipline des membres» et d'entrave au travail du syndic.

Le syndic de l'Ordre a aussi fermé définitivement les dossiers d'enquête de 11 autres membres de l'OIQ liés à cette tragédie qui avait secoué tout le Québec, à l'époque, et qui a forcé le gouvernement de Jean Charest à mettre en place un plan de redressement global du réseau routier québécois.

Selon le syndic de l'OIQ, Chantal Michaud, le temps écoulé depuis la construction de ce viaduc, en 1970, et la disparition d'une grande partie des documents sur la conception, la construction, les activités de chantier et l'entretien de l'ouvrage, sur une période de plus de 35 ans, ont compliqué singulièrement le travail d'enquête de l'Ordre.

«Il fallait faire la preuve qu'un ingénieur a été fautif, a expliqué M. Michaud, en vertu des normes de pratique et de construction de l'époque. La principale difficulté était de recueillir les informations. Nous avons procédé à des dizaines d'interrogatoires. Certains témoins sont décédés, d'autres sont trop vieux.»

«Nous avons tout de même étudié environ 30 000 pages de documents, ajoute-t-il. Malgré cela, nous n'avons pas été en mesure de monter une preuve suffisante dans les 11 dossiers qui sont maintenant fermés.»




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