Paul Grenon, Saint-David-de-Falardeau

Paul Grenon, 66 ans, Saint-David-de-Falardeau, entrepreneur électricien retraité et... (Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse)

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Paul Grenon, 66 ans, Saint-David-de-Falardeau, entrepreneur électricien retraité et producteur de bleuets

Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse

Les Québécois éliront un nouveau gouvernement le 1er octobre prochain. D'ici là, La Presse a voulu sonder l'état d'esprit des électeurs. Nos journalistes et nos photographes ont été à leur rencontre dans 100 villes différentes dans toutes les régions du Québec. Découvrez ce que les électeurs ont à dire.

Qu'est-ce qui vous préoccupe en ce moment ?

Comment nos produits vont se vendre, est-ce que les soutiens à l'agriculture vont être là, comment Donald Trump va réagir, est-ce qu'il va faire mal à notre agriculture ?

Quelle est la dernière chose qui vous a mis de bonne humeur ?

M'ouvrir les yeux ce matin. J'ai eu des problèmes de santé en 2013, trop faible pour me lever debout, plus capable de signer mon nom. Là, mon homme, je te dis, ouvrir les yeux chaque matin, c'est déjà bon.

Quelle est la dernière chose qui vous a mis en colère ?

C'est quelque chose que j'ai oublié, la colère. J'ai passé ma vie à travailler avec des gens. J'ai compris que c'était important de mettre de l'eau dans son vin. J'avais 66 hommes sur le chantier, s'il avait fallu que je sois de mauvaise humeur, ç'aurait été long.

Quelle est la dernière personnalité publique dont la mort vous a ému ?

Je ne pourrais pas te dire. La mort fait partie de la vie. Ça va être notre tour tantôt.

Si vous pouviez et vouliez vivre dans une autre ville du Québec, laquelle serait-ce, et pourquoi ?

Québec pourrait être une belle ville, mais en banlieue. Parce que c'est une ville bien située dans la province pour voyager. Par contre, mon coin de pays est le plus beau.

Si vous pouviez changer une seule chose dans votre circonscription, qu'est-ce que ce serait ?

C'est sûr qu'il y a des routes tristes en campagne. Mais en même temps, tout le monde fait de son mieux pour les entretenir. Je vois pas grand-chose à changer, je suis peut-être complaisant, tu me diras.

Si vous pouviez changer une seule chose au Québec, qu'est-ce que ce serait ?

Il y aurait moins de chialeux. Bon dieu qu'on chiale. J'ai voyagé un peu et quand on se compare, on se dit qu'on a un beau coin de pays. Une chose qui me chagrine quand même, c'est qu'on ait abandonné notre système ferroviaire au profit des autoroutes. Quand t'as été en Europe et que t'as essayé leurs systèmes de transports en commun, tu te dis : tabarouette, ça roule.

Quel est le dernier contenu que vous avez partagé sur Facebook ?

Ça avait rapport soit à l'agriculture, soit à la politique. Ou peut-être un mélange des deux.

Où vous voyez-vous dans cinq ans ?

Encore en vie, j'espère ! Ici, dans mon petit patelin.

Qu'est-ce que c'est, pour vous, être québécois ?

Pour moi, être québécois, c'est aussi être canadien. On dirait que le fleurdelisé a été confisqué par le Parti québécois, mais c'est à tous les Québécois et il faut en être fier.

Faites un voeu...

Garder la santé, me rendre à 83 ans, mon objectif. Pourquoi 83 ? Parce que dans la vie, il faut se donner des objectifs.

Que feriez-vous si vous gagniez une somme importante ?

Je voyagerais plus, partout dans le monde. Et je ferais travailler des gens autour de moi. Je suis un entrepreneur né, j'aime développer des choses.

Dans votre vie, ces cinq objets sont-ils positifs ou négatifs ?

Téléphone

Positif.

Ordinateur

Positif.

Carte de crédit

Positif.

Télévision

Positif.

Bouteille de bière ou bouteille de vin

Positif.

Vous devenez premier ministre demain. Quelle est la première phrase de votre premier discours ?

Souhaitez-vous travailler avec moi ? Si vous êtes intéressés, on va travailler ensemble. Sinon, je vais tout faire tout seul et vous allez chialer. Un dirigeant tout seul, il n'est rien.

Si un chef de parti croisait votre chemin pendant la campagne électorale, de quelle préoccupation aimeriez-vous lui parler? Préserver votre emploi, acquérir une propriété, refaire une route dangereuse? Dites-nous ce qui vous préoccupe, et pourquoi, en 250 mots, en écrivant à centvilles@lapresse.ca en prenant soin de préciser votre nom, votre âge, ce que vous faites et la municipalité dans laquelle vous vivez. Nous publierons un certain nombre de messages pendant la campagne électorale, en septembre.




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