Pour découvrir la relève de la cuisine porteña (de Buenos Aires), la chef de l'Atelier d'Argentine, Natalia Machado, propose trois chefs avec lesquels il faut compter. Et dont on pourra goûter les plats au festival Montréal en lumière. Tous travaillent avec les producteurs de leur coin de pays et proposent ce qu'on appelle en Argentine la cocina de autor (cuisine d'auteur).

Ève Dumas LA PRESSE

Hugo Macchia

Sucre est un grand restaurant de la capitale. Hugo Macchia y est chef de cuisine. «C'est un restaurant où je suis allée souvent. Dès le départ, la cuisine était excellente. Avec l'arrivée d'Hugo comme chef de cuisine, elle est devenue exceptionnelle. C'est rare qu'un restaurant s'améliore à ce point dans le temps. Normalement, les choses se maintiennent ou déclinent. Chez Sucre, on sert le meilleur boeuf d'Argentine. Ils travaillent avec un producteur spécial.» Malheureusement, on ne pourra manger cette viande à Montréal, car le boeuf argentin est interdit d'entrée au Canada. Cela dit, M. Macchia saura sans doute se débrouiller avec les produits de chez nous.

Auberge Saint-Gabriel, les 21 et 22 février. Info: 514-878-356

Fernando Hara

Unik est d'abord un lieu. Dessiné par un architecte de renom, Marcelo Joulia, c'est un écrin véritablement «unique» pour les créations culinaires du jeune Fernando Hara. «La cuisine de Hara est celle qui m'a le plus impressionnée lorsque je suis rentrée en Argentine, après plusieurs années à New York. Récemment, il faisait partie d'une sélection de chefs mis en valeur dans un livre sur la jeune cuisine de Buenos Aires. Son menu était de loin le plus intéressant.» On attend son menu montréalais avec impatience!

La Porte, les 28 février, 1er et 2 mars. Info: 514-282-4996

Mauro Colagreco

Même si Mauro Colagreco est considéré comme une fierté nationale avec ses deux étoiles Michelin, on ne peut plus vraiment affirmer qu'il représente la cuisine argentine. Installé à Menton, dans le sud de la France, il pratique une véritable cuisine de terroir moderne, dont les ingrédients sont tous cultivés ou élevés localement, y compris dans les grands jardins de son restaurant, Mirazur. Ses assiettes, qui se dévorent du regard, auront leur place à la chic Maison Boulud.

Maison Boulud, les 25 et 26 février. Cet événement affiche complet.