Tandis que les édifices de bureaux plus conventionnels ont des cafétérias gérées par des concessionnaires, d'autres ont la «shoppe» à beignes artisanaux Léché. Bonheur ou malédiction? On posera la question dans 6 mois et 10 livres aux architectes, designers, collectionneurs de lunettes vintage et autres artistes qui y travaillent!

Ève Dumas LA PRESSE

Anciennement pâtissière au resto Gros Jambon, Josie Weitzenbauer s'est installée à Saint-Henri, un quartier dont on n'arrête de dire qu'il grouille. Les preuves sont là: le quartier général de Grumman 78 est au fond du stationnement voisin. Au bout de la rue, angle Notre-Dame Ouest: le bar de Courcelle tout requinqué. Sans oublier les Satay Brothers, qui ont ouvert leur cuisine de production au public, rue Saint-Jacques, et une toute nouvelle boutique de tartes dont on vous parlera sûrement un de ces quatre...

Léché ne sert pas que des beignes, mais ce sont eux qui justifient le déplacement. À l'unité ou à la douzaine. Soupes, sandwichs, lasagne et macaroni sont tout à fait corrects, mais leur fonction première est sans doute de dépanner les gens du coin à l'heure du lunch. Le cadre et les contenants en carton ou en plastique dans lesquels vous les dégusteriez, du reste, ne sont pas des plus inspirants.

Mais les beignes... Ce sont de moelleuses créations, à base de levure et non de poudre à lever, comme les beignes à l'ancienne. Plusieurs sont fourrés ou surmontés d'une garniture. Nous avons testé (en commençant par nos préférés): crème Boston (pour les amateurs du genre), citron-meringue, mousse au chocolat blanc, ananas-caramel, beurre d'arachides et framboise, Bailey's.

En plus de son comptoir dans le quartier, Léché vend ses produits dans quelques restaurants de la ville. Des services de traiteur et de pause-café pour les bureaux sont également offerts à ceux qui souhaitent régaler amis et collègues d'une douceur artisanale vraiment irrésistible.

Léché, 640, rue de Courcelle, 514-303-2200 lechedesserts.com

Photo Marco Campanozzi, La Presse