La situation familiale des enfants canadiens a beaucoup évolué au cours du dernier siècle et reflète les changements qu'a vécus la société en général.

Publié le 29 avr. 2014
Pierre Saint-Arnaud LA PRESSE CANADIENNE

Les données historiques du recensement rendues publiques par Statistique Canada mardi indiquent par exemple qu'en 1931, 12% des enfants vivaient dans une famille monoparentale, la plupart avec un parent veuf, ce qui veut dire qu'une proportion relativement élevée avait vécu le décès d'un parent.

Ce taux a significativement diminué à la suite du baby-boom entre 1946 et 1965, une période où une proportion beaucoup plus importante d'enfants vivait avec leurs deux parents.

En 1961, seulement 6% des enfants vivaient en famille monoparentale, soit la plus faible proportion de la période comprise entre 1901 et 2011.

Cette proportion a plus que doublé, passant à 15% en 1991 et n'était plus attribuable principalement au veuvage, mais bien à la séparation et au divorce.

La proportion n'a cessé d'augmenter depuis, au point où plus d'un enfant sur cinq (22%) vivait avec un parent seul en 2011. Deux enfants sur trois (65%) étaient avec deux parents mariés et 14% avec des parents vivant en union libre.

Le recensement de 2011 est par ailleurs le premier à fournir des informations sur les familles recomposées, c'est-à-dire celles où au moins un enfant est l'enfant d'un seul membre du couple de parents. On y apprend qu'en 2011, un enfant sur 10 (11%), soit environ un million d'enfants, vivait dans une famille recomposée.