Deux microbrasseries québécoises, Dieu du Ciel, de Montréal, et La Chouape, de Saint-Félicien, se sont distinguées à Strasbourg, lors du tout premier Mondial de la bière français.

Silvia Galipeau LA PRESSE

En tout, une médaille de platine (la plus haute distinction) et 11 médailles d'or ont été décernées par un jury de professionnels, en plus de quatre «coups de coeur», attribués cette fois par les visiteurs. La Chouape a reçu une médaille d'or pour sa bière ambrée amère, et Dieu du Ciel pour sa Rigor Mortis Abt. À noter, la Dieu du Ciel a aussi charmé les visiteurs, qui lui ont décerné deux prix: deux médailles de bronze ex aequo, pour la Rosée d'hibiscus et la Dernière volonté.

 

«Nous allions là sans grandes attentes; on se disait que les Français sont beaucoup plus vinicoles que brassicoles, que les activités brassicoles sont moins développées. Or, on a senti un vrai engouement pour la bière de microbrasserie, raconte Stéphane Ostigy, le président de la microbrasserie montréalaise. Finalement, c'est très surprenant, mais c'est un des festivals où on a vu les plus belles réactions face à nos bières.»

Du coup, la Dieu du Ciel songe à l'exportation de ses produits. Diverses ententes devraient se conclure d'ici quelques semaines, notamment avec Kanata, un importateur français qui fait des affaires essentiellement par l'internet. «L'idée, pour nous, c'est de tester le marché», a confié le brasseur.

Une première

Le Mondial de la bière de Strasbourg est produit en collaboration avec le Mondial de la bière de Montréal, qui fêtera cette année ses 17 ans. Cette première présentation européenne s'est déroulée du 16 au 18 novembre dernier. Quelque 10 000 visiteurs ont pu y découvrir 422 bières, en provenance de 13 pays, dont le Canada, les États-Unis, le Japon, la Suède, l'Italie, l'Allemagne, la Belgique et la France. À titre de comparaison, le festival montréalais attire quant à lui 80 000 personnes sur cinq jours. Mais Strasbourg, qui se veut la capitale de la bière en France, souhaite d'ici deux ans transformer le festival en véritable congrès mondial, en ajoutant au volet dégustation des activités professionnelles, avec des conférences, expositions et démonstrations thématiques.

La palme à l'Italie

Cette année, c'est l'Italie, avec la Triple XXX de Croce di Malto, qui a raflé la médaille de platine. Précisons que les grands brasseurs, Heineken et Kronenbourg, pour ne nommer que ceux-là, n'ont pas participé à la manifestation, laissant toute la place aux microbrasseries. «Mais il y a de bonnes chances qu'ils soient là l'an prochain», a avancé Katia Bouchard, directrice des communications du Mondial de la bière de Montréal.

Prochain rendez-vous des amateurs: Pianetta Birra, en Italie, en février. Et bonne nouvelle, les gens du Mondial de la bière de Montréal ont été invités à représenter les marques québécoises à ce rendez-vous international des grands noms de la bière.