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Far Cry New Dawn: après la religion, la reconstruction

Deux décennies après l'apocalypse nucléaire, la nature a repris ses droits et... (Photo fournie par Ubisoft)

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Photo fournie par Ubisoft

Deux décennies après l'apocalypse nucléaire, la nature a repris ses droits et tous se battent pour les résidus de civilisation encore disponibles. C'est dans ce monde renaissant que vous devez survivre, abattre des bandits sanguinaires en accumulant des pièces mécaniques pour construire vos armes et trouver des alliés.

C'est la prémisse de Far Cry New Dawn, un jeu de tir à la première personne signé Ubisoft Montréal qui sera disponible à compter de ce vendredi matin. Il s'agit d'une suite présentée comme «indépendante» de l'épisode précédent de cette franchise, Far Cry 5, qui mettait en scène une secte violente, Eden's Gate. Sans dévoiler le punch de ce dernier jeu, on a retenu une des fins possibles où le gourou survit et déclenche l'explosion de bombes nucléaires.

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Alerte aux Ravageurs

Nul besoin d'avoir terminé Far Cry 5 pour sauter dans New Dawn. Dix-sept ans plus tard, on revient à Hope County, Montana, où s'était implantée la secte, pour donner un coup de main aux survivants qui veulent rebâtir un monde pacifique. On y retrouve même des membres de la secte qui ont effectué un retour à la terre.

Les ennemis de tous, ce sont les Ravageurs menés par les deux jumelles Mickey et Lou. Ils

assassinent, insultent, menacent et pillent tout ce qui a un peu de valeur. Votre travail, c'est de leur voler des matériaux, des armes et surtout du carburant, reprenant certains camps qu'ils contrôlent, libérant des prisonniers et accumulant munitions, connaissances et expérience.

Talents à développer

La mécanique est celle des jeux de tirs à la première personne, où on ne voit que le viseur et l'arme. Fait plus rare pour ce type de jeu, on a affaire à un monde ouvert, où on peut circuler presque partout. En quittant momentanément le jeu, on dispose d'une carte pour retrouver les lieux d'intérêts et sauter d'une mission à l'autre.  

À certains niveaux, on peut utiliser des déplacements instantanés mais en attendant, on trouve un peu partout de vieux véhicules-camions, motos, quads, hélicoptères-miraculeusement fonctionnels.

L'inventaire permet de fabriquer certaines armes selon la disponibilité des matériaux, tandis que le pillage de certains endroits vous permet d'accumuler des «talents» pour vous faciliter la vie.

On apprend par exemple à crocheter des coffres-forts, à utiliser des grappins, à pêcher et à manipuler des jumelles pour mieux repérer l'ennemi. Certaines missions visent spécifiquement à vous trouver des alliés, humains et animaux, qui pourront ensuite vous accompagner dans vos expéditions. Dès le départ, d'ailleurs, on hérite d'une compagne, Carmina Rye, dont l'aide est loin d'être négligeable en combat.

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Réalisme étudié

La prémisse de la survie dans un monde postapocalyptique est loin d'être originale: des dizaines de jeux connus utilisent le même point de départ théorique, de Fallout à State of Decay en passant par Gears of War et Mad Max. Mais Ubisoft Montréal, comme c'est presque devenu une habitude, a mis une attention particulière à documenter la survie dans un tel univers. On a même recouru aux services d'experts pour valider certains aspects, comme le retour en force de la faune et de la flore après l'hiver nucléaire et l'importance de la réorganisation en communautés. 

Du point de vue du réalisme, c'est mission accomplie. On lance les hostilités avec une arme improbable mais très efficace, un lance-scies, pour passer ensuite à des mitrailleuses rafistolées, des lance-flammes crachotants et de vieux fusils à pompe. On se promène dans de vieux véhicules rouillés et cahotants et on croise des cougars, sangliers et ours qui sont maintenant les maîtres des bois. On se soigne avec des plantes cueillies un peu partout, accumulant des compétences en tombant sur de vieilles revues. 

L'ambiance est angoissante, avec la bande sonore de metal industriel et les tirs ennemis qui surviennent à l'improviste. Tout est usé, sur le point de tomber et menaçant. Graphiquement, ce jeu est soigné, au point où la décrépitude acquière une certaine beauté. Pour la plongée dans ce monde en reconstruction, on est servi.

Mécanique difficile

Malgré des efforts évidents pour faciliter le repérage et donner des indices aux joueurs, nous avons été souvent désorientés dans ce jeu. La mécanique de jeu, fort riche, de Far Cry New Dawn empêche souvent de saisir les éléments les plus importants, trouver LA pièce d'équipement recherchée, savoir où on en est exactement dans l'évolution du scénario.

Le fait que des missions secondaires s'empilent et que des dizaines d'endroits à piller apparaissent n'aide pas. Et le tir à la première personne donne une vision en tunnel où il est difficile de bien voir l'environnement, ce qui est irritant dans un monde ouvert.

Mais nul doute que tout amateur de Far Cry, ou plus largement de jeux de survie, y trouvera son compte. Si New Dawn, en tant que suite, n'apporte pas une nouvelle mythologie comme le faisait le volet 5, il demeure un sacré bon divertissement.

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Far Cry New Dawn

Développeur: Ubisoft Montréal

Pour PS4, Xbox One et PC (testé sur PS4)

Date de sortie: 15 février, 49,99 $

Note: 4 sur 5




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