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Les géants du divertissement s'affrontent avec les «jouets vidéo»

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Lego, en partenariat avec Warner Bros, a lancé cette semaine en Europe et en Amérique du Nord Lego Dimensions.

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Mehdi CHERIFIAPARIS
Agence France-Presse

Des figurines qui s'animent dans un jeu vidéo à l'écran: le florissant marché des «jouets vidéo» est le théâtre d'une intense bataille, dans laquelle vient d'entrer le numéro 1 mondial des jouets Lego.

Ce segment, popularisé en 2011 par l'éditeur américain de jeux vidéo Activision, également connu pour sa série militaire Call of Duty, attise depuis les convoitises.

Le principe est simple: en posant une figurine de plastique sur un socle spécial, le même personnage apparaît à l'écran et il devient possible de l'utiliser dans un jeu vidéo.

Dernier venu sur ce marché, Lego, en partenariat avec Warner Bros, a lancé cette semaine en Europe et en Amérique du Nord Lego Dimensions, après une première incursion sur ce terrain l'an passé, mais limitée aux États-Unis.

Pour s'imposer, le groupe danois a misé sur les recettes qui ont fait son succès dans le secteur du jouet: le joueur peut fabriquer lui-même des véhicules et des personnages célèbres issus de séries ou de films, comme les Simpson ou Back to the Future, qui apparaissent ensuite à l'écran.

«La question a longtemps été de savoir quand Lego allait débarquer sur ce segment. Mais nous attendions d'avoir quelque chose d'original à proposer. Là, nous avons un jeu vidéo et en même temps une dimension concrète poussée puisqu'il faut fabriquer ses jouets», a souligné James Burgon, assistant de production pour le studio TT Games qui a développé le jeu.

Des arguments que Lego espère suffisants pour faire vaciller le mastodonte du marché, la série Skylanders d'Activision, dont le dernier volet SuperChargers vient également d'être commercialisé.

Pour son titre, l'éditeur américain avait adopté en 2011 une stratégie différente de Lego: partir d'une marque du jeu vidéo peu connue du grand public, en l'occurrence Spyro, et faire naître un nouvel univers.

Collectionneurs 

«Faire appel à l'imagination des joueurs, avec des héros qu'ils découvrent en même temps que leurs pouvoirs, était notre but. Et nous pensons que cet effet de surprise contribue au succès de Skylanders», a expliqué à l'AFP Michael Sportouch, vice-président d'Activision en France.

Le pari s'est révélé gagnant: depuis sa création, plus de 250 millions de figurines Skylanders ont été écoulées et plus de 3 milliards de dollars de revenus ont été générés.

Pour ce nouveau volet, des véhicules font leur apparition et Activision s'est associé à Nintendo pour pouvoir utiliser deux de ses personnages emblématiques, dont le singe Donkey Kong, dans la version du jeu développée pour la console WiiU du constructeur japonais.

Ce dernier a lui aussi commencé fin 2014 à vendre des figurines à l'effigie de ses héros, comme le plombier Mario. D'ici la fin de l'année, il espère atteindre le million d'Amiibo vendu en France. Aux États-Unis, ses ventes dépassaient même les 7 millions d'unités fin août, selon l'institut NPD.

À la différence de ses concurrents, Nintendo n'a toutefois développé aucun jeu fonctionnant exclusivement avec des figurines. Celles-ci servent essentiellement à sauvegarder la progression d'une partie.

Autre acteur majeur du marché, l'américain Disney a sorti cette année le troisième épisode de sa saga Disney Infinity. S'appuyant une nouvelle fois sur une marque forte de son catalogue, ce volet met à l'honneur Star Wars, à quelques mois de la sortie d'un nouveau long-métrage au cinéma.

Après les superhéros de Marvel l'an passé, ce sont donc Yoda ou Dark Vador qui prennent vie à l'écran. Une extension est déjà prévue au moment de la sortie du prochain film en décembre.

Au total, plusieurs centaines de figurines sont ainsi aujourd'hui disponibles, pour un prix généralement compris entre 10 et 15 euros (entre 15 et 22 dollars) l'unité.

«Nous avons bien sûr des joueurs parmi nos clients. Mais nous avons aussi des collectionneurs qui ne jouent pas et qui craquent pour une figurine d'un personnage qu'ils aiment bien», a raconté à l'AFP un vendeur d'un magasin spécialisé parisien.




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