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Sébastien Toutant: globe-trotter et casse-cou

Sébastien Toutant n'a peur de rien, et ça... (Photo Bernard Brault, La Presse)

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Sébastien Toutant n'a peur de rien, et ça fait partie des préalables en slopestyle.

Photo Bernard Brault, La Presse

Après une longue attente, le slopestyle a fait son entrée aux Jeux olympiques la nuit dernière avec les qualifications des épreuves masculine et féminine en surf des neiges. Une étape de plus dans la carrière déjà bien chargée de Sébastien Toutant.

Le Québécois est l'une des grandes vedettes de sa discipline, avec son coéquipier Mark McMorris et l'Américain Shaun White. Même si plusieurs jeunes loups sont désormais à son niveau - son ami Maxence Parrot, notamment -, Toutant est toujours capable d'un exploit.

Débarqué à Sotchi depuis quelques jours déjà, il y est accompagné par ses parents, Benoit et Chantal, de même que par sa copine Marie-Lou Gagné. Le clan est «tricoté serré», et même si Toutant est souvent à l'étranger, pour des compétitions ou des tournages, ses proches profitent de toutes les occasions pour le rejoindre.

«Il est professionnel depuis qu'il a 14 ans, rappelle sa mère Chantal. Au début, j'ai pu voyager avec lui et j'ai constaté qu'il était bien entouré. Et je savais déjà qu'il n'était pas du genre à prendre des risques inutiles.»

Toutant explique souvent que cette vie de globe-trotter est la meilleure école qui soit et il fait preuve d'une belle maturité quand on considère son parcours. Et même s'il prend toutes les précautions, les exigences du slopestyle lui ont valu plusieurs blessures, souvent graves. Les déboires de McMorris - qui surfait malgré une côte fracturée la nuit dernière - lui sont familiers.

«On apprend à composer avec la douleur, a raconté Toutant mardi en point de presse à Sotchi. Ça m'est arrivé souvent de prendre part à des compétitions, d'en gagner même, malgré des fractures, des déchirures musculaires, des entorses. C'est le prix à payer pour exceller dans ce sport. Il ne faut avoir peur de rien.»

La remarque est d'autant plus significative que la piste de slopestyle du parc extrême de Rosa Khutor est réputée pour ses dangers. Shaun White s'est d'ailleurs retiré de l'épreuve hier, préférant éviter les risques avant la compétition de demi-lune, où il est le favori.

Même s'il n'a que 21 ans, Sébastien est un «vétéran» sur le circuit pro du surf des neiges. Les saisons, les voyages, les blessures ont laissé leurs traces, et on sentait l'athlète plus tendu cette saison, à mesure qu'approchaient les Jeux. C'était palpable à Aspen, il y a deux semaines, pendant les X Games, où il est un peu passé à côté de la compétition avec des résultats bien en deçà de ses capacités.

Mais Toutant semble être redevenu «Seb Toots» à Sotchi, où il démontre beaucoup d'enthousiasme depuis son arrivée. Et ses proches assurent qu'il n'a jamais perdu l'innocence de ses débuts.

«Quand Sébastien revient à la maison, raconte sa mère, on retrouve toujours le même petit gars - notre petit Sébastien - et on constate chaque fois que la gloire ou la célébrité ne l'ont pas changé.»




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