Le président de la Fédération internationale de hockey, René Fasel, s'est porté à la défense hier de l'arbitre américain Brad Meier, qui a annulé un but russe lors du match contre les États-Unis, samedi, et provoqué colère et indignation en Russie.

Gabriel Béland LA PRESSE

À Moscou, lundi, a eu lieu la plus importante manifestation depuis le début des Jeux. En cause? Les droits des homosexuels, l'environnement, la liberté de parole? Non. Plutôt le but refusé au défenseur russe Fedor Tyutin par un arbitre américain en troisième période du match de samedi.

Le pointage était de 2-2 et le but de Tyutin aurait certainement donné la victoire aux siens. Les Américains l'ont finalement emporté en tirs de barrage.

«Lorsqu'on regarde le match comme il faut, il n'y a pas d'erreur de l'arbitre. Les arbitres font un bon travail», a rétorqué hier le président de la Fédération internationale, René Fasel, à un journaliste russe qui lui signalait que «cette histoire est très grosse en Russie».

L'arbitre Brad Meier a justifié sa décision en mentionnant que la cage avait été déplacée, en accord avec l'article 471, alinéa 5, des règlements de la Fédération internationale. Mais un joueur russe, coéquipier de l'Américain Jonathan Quick chez les Kings de Los Angeles, a suggéré que le gardien a pu déplacer le filet intentionnellement. «Je peux vous le dire parce que je le connais, c'est mon coéquipier et c'est son genre de faire quelque chose comme ça», a lancé Slava Voynov.