L'Impact et les Red Bulls de New York ont parcouru un bout de chemin depuis leur match du 31 mars remporté 5-2 par les coéquipiers de Thierry Henry.

Pascal Milano LA PRESSE

À l'époque, l'Impact était cette toute jeune équipe qui n'avait pas encore remporté le moindre match dans la MLS. Bernardo Corradi n'avait disputé que 13 petites minutes tandis que Nelson Rivas squattait encore l'infirmerie. Le club a ensuite goûté aux joies de la victoire à trois reprises et est invaincu, en championnat, depuis le 14 avril. Après cette débâcle subie à New York, il a même encaissé moins d'un but par match.

«Nous sommes mieux organisés qu'avant et nous concédons moins de buts et d'occasions», a résumé Patrice Bernier en rappelant que le premier duel avait également débouché sur du positif. «Nous nous rappelons que, là-bas, nous avions bien contrôlé la première mi-temps et que nous aurions dû avoir la victoire.»

Si l'Impact a su relever la tête après ce match, la même chose est vraie pour les Red Bulls. À une plus grande échelle même puisqu'ils ont amassé 16 points sur une possibilité de 21. Ils ont, au passage, vaincu les deux derniers finalistes de la Coupe MLS, le Galaxy de Los Angeles et le Dynamo de Houston. Ils arrivent donc à Montréal, tard ce soir, avec une énorme ambition.

«New York est en grande forme et domine maintenant notre Association. Nous devons être prêts à affronter une bonne équipe en forme qui vient à Montréal pour obtenir un résultat», a prévenu l'entraîneur-chef Jesse Marsch.

Ce bon passage est d'autant plus étonnant que les Red Bulls ont dû composer avec une cascade de blessures et de suspensions. L'élongation à la cuisse droite subie par Henry, le 28 avril, aurait pu être un énorme coup dur, mais elle a plutôt permis à d'autres joueurs de prendre le relais. Le jeune gardien Ryan Meara a multiplié les arrêts tandis que Kenny Cooper compte déjà neuf buts, dont deux décisifs depuis le 9 mai.

Même si Henry a repris l'entraînement, hier, il ne devrait pas affronter l'Impact. «Je ne pense pas que sa participation change notre approche générale, a cependant estimé Marsch. S'il est sur le terrain, nous devons simplement être certains de l'avoir à l'oeil constamment et de nous en occuper de la bonne façon.»

Lors du dernier match, Henry avait fait quelques misères à la défense montréalaise en inscrivant trois buts. Matteo Ferrari a montré, hier, que la rancune n'était pas un trait de sa personnalité.

«Honnêtement, je préfèrerais qu'il soit là car j'aime affronter les joueurs importants. Mais les Red Bulls ont quand même gagné leurs quatre derniers matchs sans lui et restent une bonne équipe.»

Encore des changements?

Marsch va-t-il faire appel à un nouveau duo d'attaquants pour ce match? Corradi était cette fois associé au jeune Miguel Montano en attaque. Ses anciens partenaires, Sanna Nyassi et Davy Arnaud, occupaient respectivement les flancs gauche et droit du milieu de terrain.

De façon surprenante, le défenseur Hassoun Camara, excellent au cours des dernières semaines, s'est entraîné dans le groupe des remplaçants. Tyson Wahl était donc de retour sur le côté gauche de la défense.