Ryder Hesjedal a terminé 60e. Disons plutôt dans le peloton. Lui non plus n'a pas pu s'en extirper.

Publié le 28 juill. 2012
Yves Boisvert LA PRESSE

Et pourquoi donc ?, a demandé un journaliste, tandis que l'athlète de Victoria reprenait son souffle sur le bitume rouge du Mall, devant Buckingham Palace.

«Ça aurait été bien d'être dans le groupe de tête, mais il faut gérer son énergie ; ça peut paraître bien d'attaquer, mais ensuite si vous êtes brûlé, vous avez gaspillé votre course ; je me gardais pour la fin. On veut attaquer au bon moment...»

En fait, il y a ceux qui sont partis en avant pour se détacher des Anglais... Et tous les autres qui sont restés dans le peloton en se disant : inutile de s'énerver, Wiggins va donner la charge le moment voulu...

Sauf qu'il ne l'a pas fait.

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«La Grande-Bretagne contrôlait tellement la course, ça semblait si facile pour eux, ça semblait du gaspillage de passer devant. Alors j'ai attendu à la fin, mais ça ne s'est pas produit...

«C'est ça le sport, il arrive toutes sortes de choses, regardez Mark (Cavendish)... Il était pourtant là...»

Oui, mais pourquoi es-tu resté dans le peloton, tu ne pouvais pas passer devant, insistait un journaliste.

«Vous savez, ce n'est pas comme un jeu vidéo, tu ne pèses pas sur un piton qui dit «en avant». Tu roules pendant six heures, alors il te faut un plan et tu t'y tiens.»

La forme ? Pas un jour glorieux où l'on ne sent pas ses jambes, mais une bonne forme néanmoins... «Mais tous les gars ici sont très en forme !»

Qu'importe, c'étaient ses troisièmes Jeux olympiques, il dit qu'il est «incroyablement content».

Même s'il a gagné le Tour d'Italie et qu'il est un des meilleurs de sa génération, après tout, Hesjedal n'était pas pressenti pour une médaille samedi. Pas tant à cause de la blessure qui l'a forcé à l'abandon au Tour de France. Parce que ni le parcours ni l'équipe canadienne ne le favorisaient tellement.

Alors s'il est content, pourquoi ne le serions-nous pas ?