Quand il a inscrit le but qui confirmait la victoire de 3-1 du Canadien en dégageant la rondelle pour marquer dans un filet désert, Raphael Diaz a vu les efforts et la qualité du jeu qu'il offre à son équipe récompensés. La plus belle récompense était toutefois venue du banc quelques secondes plus tôt lorsque le défenseur suisse a été envoyé dans la mêlée en situation aussi critique. Une présence amplement méritée. Diaz s'est imposé en déployant de belles aptitudes en attaque massive en début de saison. Cette contribution offensive lui a permis de chasser Tomas Kaberle de l'alignement.

Mis à jour le 20 févr. 2013
François Gagnon LA PRESSE

Diaz s'impose maintenant autant en défensive. Il remporte la majorité de ses batailles à un contre un. Il brise les attaques adverses, il bloque des tirs, il récupère des rondelles libres, il relance les attaques avec rapidité et brio. Résultat : Diaz a passé près de 22 minutes (21:58) sur la patinoire hier. Il a été le défenseur le plus utilisé du Tricolore.

Septième défenseur avant l'ouverture du camp, Diaz a profité du conflit qui gardait P.K. Subban loin du Canadien pour se faire une place en attendant. Diaz n'a plus rien à craindre. En jouant comme il le fait, sa place est assurée.

Diaz n'a pas été le seul joueur récompensé, hier soir. Lars Eller, qui travaille à fond la caisse depuis qu'il s'est retrouvé dans les gradins en début de saison, a reçu une belle promotion. Il pilotait un trio complété par Brandon Prust et Alex Galchenyuk, qui s'est révélé le meilleur du Canadien. Il était juste et bon que ce trioenfile le but de la victoire, et il mériterait d'être maintenu lorsdu prochain match, peu importe que Brendan Gallagher soit de retour ou non.

Ryan White a aussi été récompensé avec une mise en jeu cruciale qu'il a remportée en fin de match pour offrir à Diaz le but dans un filet désert. Bon! C'était une décision osée de Michel Therrien. Mais tout semble sourire au coach du Canadien, dont la grande majorité des décisions sont récompensées cette saison, comme en témoignent les 11 victoires en 16 matchs de son équipe.

Ce 11e gain aidera à oublier les bourdes épouvantables de P.K. Subban et Erik Cole, qui ont mené au seul but des Rangers. Des abandons inexcusables de Subban, qui a rouspété en marge d'une pénalité au lieu de jouer. Et de Cole, qui a laissé Anton Stralman décocher non pas un, mais deux tirs sous ses yeux pour marquer.

S'il est normal que Michel Therrien récompense les joueurs qui aident son équipe à gagner, il serait temps qu'il cesse de récompenser Erik Cole. Therrien tient sans doute à ménager un vétéran. Je veux bien. Mais à la façon dont il joue, Cole mériterait bien plus une place sur la galerie de presse qu'au sein de l'attaque massive. Une décision qui confirmerait la philosophie selon laquelle chez le Canadien,les récompenses sont maintenant réservées aux joueurs qui les méritent.