Contrairement à la croyance populaire, les premiers choix au total au repêchage ne connaissent pas toujours des débuts explosifs dans la Ligue nationale.

Publié le 13 août
Katherine Harvey-Pinard
Katherine Harvey-Pinard La Presse

Prenez Alexis Lafrenière. Premier joueur sélectionné lors de l’encan 2020, il compte 52 points à ses 135 premiers matchs dans le circuit Bettman. Bien qu’il ait démontré de belles choses à ses deux premières saisons avec les Rangers de New York, on ne peut pas non plus dire qu’il se soit imposé sans hésitation comme un joueur dominant jusqu’ici.

Le jeune attaquant, qui n’a encore que 20 ans, a cependant fait parler de lui pour ses performances en séries éliminatoires au printemps dernier. Accompagné de Filip Chytil et Kaapo Kakko sur un trio surnommé la « kid line » (ligne de jeunes), Lafrenière a récolté 2 buts et 7 mentions d’aide en 20 rencontres.

Rencontré au Centre Vidéotron à l’occasion de l’évènement Pro-Am Gagné-Bergeron, mardi, le natif de Saint-Eustache a expliqué ses succès éliminatoires de façon bien simple.

« C’était juste d’essayer de jouer ma game,
a-t-il indiqué. Les séries, c’est une game simple, rapide et physique. Avec notre ligne, ç’a bien été. On avait une belle complicité. C’était vraiment le fun et l’équipe, en général, a très bien fait. »

« Ç’a été plate de perdre en troisième ronde, mais je pense que c’est quand même un beau parcours pour nous », a-t-il ajouté.

D’un point de vue individuel, l’attaquant s’est aussi davantage imposé physiquement, enregistrant 50 mises en échec.

« Je pense que ça fait partie de mon style de jeu un peu, a-t-il dit à ce sujet. Je suis un gars qui aime ça être impliqué. Sur l’échec avant, c’est de finir mes mises en échec et de gagner le plus de batailles à un contre un. C’est vraiment mon style et c’est quelque chose que j’essaie d’amener encore de plus en plus. »

Prochaine étape

Maintenant que ses deux premières saisons sont derrière lui, qu’il a appris à « jouer avec des hommes », Lafrenière est prêt à passer à la prochaine étape. Avec les départs de Ryan Strome, d’Andrew Copp et de Frank Vatrano, il y a de la place sur les deux premiers trios des Rangers.

Le Québécois écoulera d’ailleurs cette année la dernière saison de son contrat d’entrée. Il voudra connaître une bonne campagne dans l’espoir de décrocher le meilleur contrat possible.

« C’est sûr que je vais en faire plus encore,
a-t-il affirmé. Tous les joueurs veulent en faire plus, d’année en année, et c’est mon cas aussi. »

PHOTO BRUCE BENNETT, ASSOCIATED PRESS

Alexis Lafrenière

Peu importe la ligne sur laquelle je vais jouer, je vais être prêt et je vais essayer d’amener mon jeu à un autre niveau encore.

Alexis Lafrenière

Pour y arriver, il entend être « encore plus fort dans le gym » et continuer à travailler ses habiletés. Autrement dit, « c’est juste d’essayer d’être encore plus complet ».

« Un leader incroyable »

La journée même où Lafrenière rencontrait les médias, Jacob Trouba a été nommé capitaine des Rangers. Le jeune attaquant a rapidement indiqué qu’il s’agissait, à ses yeux, d’un « très bon choix », lui qui le côtoie depuis son arrivée à New York.

« Tout le monde s’y attendait un peu. On avait quelques bons candidats, d’après moi, des bons leaders, mais je pense que c’est un choix assez facile. C’est un leader incroyable. Il est tout le temps là pour nous, pour défendre ses coéquipiers. Il joue de la bonne façon. Hors glace, c’est un pro. »

« C’est vraiment un parfait leader pour nous », a-t-il ajouté.