Et maintenant, comment les joueurs de l’Avalanche vont-ils réagir au cours des prochains jours ?

Mis à jour le 26 mai
Richard Labbé
Richard Labbé La Presse

C’est la seule question valable, vraiment, à la suite de ce qui est arrivé à Denver, mercredi soir, lors du cinquième match de la série face aux Blues de St. Louis.

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Les joueurs du Colorado avaient une très confortable avance de 3-0 dans le match, et sans doute qu’ils se voyaient déjà plus loin, au moins en finale d’association, si ce n’est en finale de la Coupe Stanley. Mais les Blues ont remonté la pente pour se sauver avec une victoire de 5-4 en prolongation.

Comme le chantait Céline jadis, ce n’était qu’un rêve, et en lieu et place, les gars de l’Avalanche devront se rendre à St. Louis, sympathique ville au demeurant, pour y disputer le sixième match de la série vendredi soir.

Pour eux, d’ici là, ça risque d’être long. Ils vont se faire demander au moins 200 fois s’ils ne sont pas déçus d’en être là, s’ils n’ont pas laissé aller une chance en or en ce mercredi soir dans leur propre aréna. Ils vont se faire demander si ce sera différent cette fois, parce que ce club pourtant bourré de talent n’a pas atteint la grande finale depuis très longtemps, depuis les beaux jours de Patrick Roy, plus précisément.

Alors voilà, les joueurs de l’Avalanche auront un peu moins de 48 heures pour douter et penser à tout ça et se faire poser des questions plates.

Dans l’autre camp, évidemment, ça risque d’être un peu moins tendu.

Les Blues n’ont pas d’affaire là, leur gardien gagnant de la Coupe Stanley n’est plus présent, et cette équipe rentre à la maison le patin léger, bien à l’aise dans le rôle de négligé.

D’ailleurs, le match de mercredi a bien illustré à quoi on a affaire : pendant que Nathan MacKinnon et le talent des locaux épataient la galerie – MacKinnon a réussi trois buts, et le dernier est une pièce d’anthologie qu’on va revoir pendant au moins les 30 prochaines années –, c’est Tyler Bozak, un attaquant de 36 ans en fin de carrière, qui a réussi le but gagnant en prolongation. Ce n’est pas vraiment ça que l’on avait prévu.

Juste avant, l’Avalanche avait tout de même une avance de 4-3… bousillée à 56 secondes de la fin, par un but de Robert Thomas.

PHOTO ISAIAH J. DOWNING, USA TODAY SPORTS

Nathan MacKinnon

C’est ce qui arrive quand on affronte un club aguerri comme celui des Blues, qui a gagné une Coupe Stanley il y a trois ans à peine : il n’y a rien d’acquis et il n’y a rien de facile. Les Blues ne sont pas les plus talentueux dans cette série, mais ils poussent l’adversaire dans ses derniers retranchements chaque fois. Parfois, ce n’est pas le talent qui l’emporte, comme on l’a vu mercredi soir.

Reste à voir ce qui reste dans le réservoir de l’Avalanche.

Le club de Denver, on le rappelle, a fini la saison au deuxième rang du classement général de la LNH, 10 points devant les Blues. On avait plutôt tendance à croire que cette saison allait être celle de l’Avalanche, et que si quelqu’un, quelque part, allait bien pouvoir mettre fin à la domination du Lightning de Tampa Bay dans cette ligue, ça allait être les anciens Nordiques.

C’est là où nous en sommes. Bien sûr, la formation du Colorado demeure en avance dans cette série, trois victoires contre deux, et il ne reste plus qu’une seule victoire à aller chercher. C’est jouable. Mais c’est aussi plus compliqué que prévu.