Nathan MacKinnon a vu une équipe qui ne pouvait pas remonter la patinoire avec sa vitesse habituelle. Qu’elle ne pouvait pas générer des occasions de marquer de qualité et qu’elle ne pouvait pas établir son rythme.

Publié le 20 mai
Pat Graham Associated Press

C’était inhabituel.

« Nous étions mauvais, a reconnu l’attaquant de l’Avalanche du Colorado, après la défaite de 4-1 face aux Blues de St. Louis pour créer l’égalité 1-1 dans la série. C’était très mauvais. »

Les Blues ont fait toutes les bonnes choses – d’apporter des changements aux trios afin de créer plus d’attaque à fermer le centre pour frustrer les patineurs rapides de l’Avalanche.

C’est maintenant au tour de l’Avalanche de jouer cette partie d’échecs sous haute pression, alors que la série se déplace à St. Louis pour le troisième duel, samedi.

Rien n’est laissé pour contre pour la meilleure équipe de l’Association Ouest. Ça inclut des changements de trios ou des mouvements de joueurs.

« Tu ne gagneras pas en séries si tu n’offres pas ton meilleur hockey, a indiqué l’entraîneur-chef de l’Avalanche, Jared Bednar, vendredi. Nous n’étions même pas proches de notre meilleur hockey hier soir et c’est de notre faute. Notre meilleur hockey reste à déterminer. Nous sommes toujours à la recherche d’un match parfait. »

Premier point à l’ordre du jour : trouver un moyen de créer plus d’espace de manœuvre pour MacKinnon et le défenseur Cale Makar. Les Blues leur ont rendu la tâche extrêmement difficile dans la zone neutre lors du deuxième match. Makar n’a inscrit aucun point dans cette série, après avoir récolté trois buts et sept aides contre les Predators de Nashville, en première ronde.

Il y a aussi le cas curieux de Mikko Rantanen, qui a mené l’équipe au chapitre des points pendant la saison, mais qui n’a pas encore marqué depuis le début des séries (même s’il a obtenu sept assistances).

« Est-ce que vous pensez que Mikko joue le meilleur hockey que vous avez vu de sa part ? Nous avons besoin de lui qu’il soit un joueur d’impact », a insisté Bednar.

L’Avalanche pourrait potentiellement brasser la soupe et insérer des attaquants comme Alex Newhook et Logan O’Connor.

Elle pourrait aussi réunir MacKinnon, Rantanen et Gabriel Landeskog sur le premier trio, mais Bednar a ajouté qu’il était satisfait de la performance de Landeskog en compagnie de Nazem Kadri et Artturi Lehkonen. Quant à l’ambiance au sein de l’équipe, l’entraîneur-chef a déclaré que « les gars avaient le moral élevé ».

« Ils comprennent que c’est surtout à propos de nous », a-t-il ajouté.

Il y a toutefois toujours ce doute qui plane au-dessus de la tête de l’Avalanche. Elle s’est inclinée en deuxième ronde des séries au cours des trois dernières années. L’an dernier, elle menait 2-0 contre les Golden Knights de Vegas avant de perdre les quatre parties suivantes.

Le gardien des Blues Jordan Binnington a brillé contre la troupe du Colorado. Après avoir stoppé 51 tirs dans une défaite en prolongation au premier match, Binnington a bloqué 30 rondelles, jeudi.

« Il a réalisé les arrêts au moment où il le fallait », a observé l’entraîneur-chef des Blues, Craig Berube.

La mission de l’Avalanche est de s’assurer qu’il soit incapable de repérer la rondelle aussi bien qu’il l’a fait lors des deux premiers matchs de la série.

« Les gardiens sont si bons maintenant que s’ils voient tout, ils vont arrêter les rondelles, a analysé Bednar. Voiler la vue d’un gardien, même s’il s’agit d’un écran en mouvement, c’est extrêmement important. Nous devons lui voiler la vue. »

Ç’a beaucoup à voir avec les Blues, qui ne permettent pas aux joueurs de l’Avalanche de patiner à leur guise sur la glace. Les Blues ont réussi ce que plusieurs n’ont pas été en mesure d’accomplir, soit de les ralentir.

Ils ne seraient assurément pas déçus de répéter cette performance à domicile.

Pour l’Avalanche, une victoire à l’étranger commence par réduire rapidement la foule au silence. Ils ont gagné les deux matchs à Nashville en marquant en premier.

« Nous devons aller à l’étranger et voler un match. Nous espérons en voler deux, a exprimé MacKinnon. Nous devons oublier la deuxième rencontre, passer à autre chose et revenir à notre façon de jouer. »