Il n’y a pas de recette secrète pour gagner un septième match : les meilleurs doivent être les meilleurs. C’est de cette manière que les Rangers de New York sont parvenus à envoyer les Penguins de Pittsburgh en vacances, grâce à une victoire de 4-3 en prolongation, dimanche.

Mis à jour le 15 mai
Nicholas Richard
Nicholas Richard La Presse

Les Penguins avaient les devants 3-1 dans la série il y a quelques jours à peine. Igor Shesterkin était incapable d’arrêter un ballon de plage et les gros canons des Rangers étaient quasi invisibles.

Malgré tout, à force de travail et de détermination, la troupe de Gerard Gallant est revenue de l’arrière et a offert à ses partisans un septième match, au Madison Square Garden de New York.

C’est grâce à un curieux paradoxe que les Rangers ont finalement arraché la victoire à leurs rivaux.

Entre jeunesse et expérience

D’abord, les vétérans se sont levés au moment opportun. Chris Kreider, auteur de 52 buts en saison, a ouvert la marque sur un beau jeu à deux contre un avec Mika Zibanejad. Son cinquième des séries.

En fin de troisième période, alors que les locaux tiraient de l’arrière par un but, Zibanejad a marqué d’un tir précis de l’enclave pour ramener tout le monde à égalité.

Puis, en prolongation, c’est Artemi Panarin, discret depuis le début des séries, qui a donné la victoire aux Rangers grâce à un tir du poignet du haut des cercles en avantage numérique. Brock McGinn était au cachot pour avoir accroché Ke’Andre Miller en échappée.

D’ailleurs, c’est le défenseur de 22 ans qui avait marqué l’autre but de son équipe, en milieu de deuxième période. C’est justement l’autre aspect dudit paradoxe. Les vétérans new-yorkais ont grandement aidé la cause des Rangers dans ce match ultime. Néanmoins, il ne faut pas négliger l’apport considérable des jeunes loups, qui formeront avant longtemps le cœur et l’âme de cette équipe prometteuse.

Gallant, comme ç’a été le cas cette saison, n’a pas hésité à faire confiance à ses jeunes joueurs et ça a porté ses fruits. Par exemple, lorsque son équipe était en quête désespérée d’un but en troisième, il a changé ses trios et a demandé au jeune Alexis Lafrenière d’accompagner Zibanejad et Kreider sur la première unité.

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Gerard Gallant et Artemi Panarin

Le trio de Lafrenière, complété par Kaapo Kakko et Filip Chytil, qui est sur papier le troisième trio, mais qui a été d’une immense utilité, a obtenu du temps de jeu de qualité et des chances de marquer.

La jeune défense a aussi tenu le coup et a réussi à limiter les dégâts. Miller, Adam Fox et Ryan Lindgren ont tous joué plus de 24 minutes, et la recrue Braden Schneider, héros obscur, a obtenu une mention d’aide.

Devant le filet, que dire que Shesterkin ? Il a été époustouflant et a effectué des arrêts aussi spectaculaires que déterminants, notamment aux dépens de Sidney Crosby et Kristopher Letang. Il a réalisé 42 arrêts et a prouvé qu’il méritait ses sélections pour les trophées Hart et Vézina.

Les Rangers se rendent au deuxième tour des séries pour la première fois depuis 2017 et affronteront les Hurricanes de la Caroline.

La fin d’une époque ?

Cette défaite a fait mal aux Penguins. Non seulement parce que perdre en prolongation dans un septième match doit être terriblement douloureux, mais aussi parce que ça pourrait être la fin d’un chapitre à Pittsburgh.

Personne ne sait de quoi l’avenir sera fait, mais il pourrait s’agir de la dernière fois que l’on aura vu Sidney Crosby, Evgeni Malkin et Kristopher Letang dans le même uniforme.

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Sidney Crosby

Letang et Malkin deviendront joueurs autonomes sans compensation à l’été. La nouvelle direction de l’équipe n’a toujours pas annoncé ses couleurs concernant ses intentions et l’argent qu’elle serait prête à investir. Les trois mousquetaires pourraient donc devenir des adversaires dès la saison prochaine.

Les trois ont été des éléments clés lors des trois dernières conquêtes de la Coupe Stanley des Penguins.