Les observateurs les plus sarcastiques n’ont pas hésité à parler du Rocket de Montréal ou du Canadien de Laval, la semaine dernière, lorsque les joueurs de remplacements constituaient la majorité de la formation du Tricolore pendant son voyage en Floride et en Caroline.

Mis à jour le 6 janvier
Simon-Olivier Lorange
Simon-Olivier Lorange La Presse

En toute logique, ce sont donc ces remplaçants qui ont constitué la majorité des derniers joueurs touchés par l’éclosion majeure de COVID-19 qui a pris d’assaut le vestiaire du CH et atteint 22 joueurs en l’espace de 20 jours.

Il n’y avait donc rien de surprenant, jeudi, lorsque l’organisation a fait savoir que tant le Canadien que le Rocket – tous deux en pause depuis la défaite de 5-2 à Sunrise le 1er janvier – ne reprendraient finalement l’entraînement que dimanche, et non ce vendredi, comme c’était initialement prévu. Il a également été annoncé que les deux prochains matchs des Lavallois, les 7 et 8 janvier, étaient reportés.

Dimanche, donc le 9 janvier, marquera en effet la journée la plus hâtive possible pour le retour de l’avant-dernière vague de joueurs du CH ajoutés au protocole de COVID-19 de la LNH : Rafaël Harvey-Pinard, Jesse Ylönen, David Savard et Samuel Montembeault.

PHOTO MICHAEL REAVES, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Rafaël Harvey-Pinard

En vertu des règles nouvellement assouplies du protocole et maintenant applicables au Québec, les joueurs adéquatement vaccinés et asymptomatiques peuvent en effet rejoindre leur équipe en respectant néanmoins certaines règles additionnelles. Leur admissibilité à un retour ne garantit toutefois pas leur présence sur la glace : s’ils ressentaient encore des symptômes du virus, ils devraient en effet attendre davantage.

On pourra ajouter à cette zone de retour probable le groupe de cinq joueurs qui ont été placés en isolement entre le 30 décembre et le 1er janvier : Louie Belpedio, Gianni Fairbrother, Brandon Baddock, Jake Evans et Alexander Romanov. Dimanche, les deux premiers auront même bouclé 10 journées complètes de mise à l’écart.

Dans un scénario pessimiste où ces neuf joueurs ne seraient pas prêts à patiner, et en ajoutant les deux derniers cas de COVID-19 que sont Michael Pezzetta et Cam Hillis, c’est donc jusqu’à 11 athlètes qui pourraient encore manquer à l’appel, malgré le retour au boulot reporté.

Retours attendus

Dans une perspective plus positive, on s’attend à ce que Jake Allen, Ben Chiarot, Jeff Petry, Chris Wideman, Paul Byron et Cayden Primeau soient en mesure de s’entraîner, eux qui ont été ajoutés à la liste de COVID-19 entre le 27 et le 29 décembre : ils se seront alors isolés de 11 à 13 jours, ce qui aurait même respecté l’ancienne période obligatoire de 10 jours.

PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE

Jake Allen

Il semble également acquis qu’Artturi Lehkonen, Laurent Dauphin et Mike Hoffman, ajoutés à la liste du 18 au 20 décembre, seront de retour sur pied. Ils auraient théoriquement été disponibles pour jouer en Caroline et en Floride les 30 décembre et 1er janvier derniers, mais l’entraîneur-chef Dominique Ducharme n’a pas voulu brusquer leur remise en forme. Il avait agi de la même manière avec Brendan Gallagher et Sami Niku, qui, même s’ils ont été « réactivés » le 15 décembre, n’ont pas disputé le match du lendemain à domicile et qui n’auraient probablement pas joué non plus le 18 si le duel prévu contre les Bruins avait eu lieu.

Restent finalement Joel Edmundson et Tyler Toffoli, qui ont eux aussi vécu un épisode de COVID-19 pendant les Fêtes. On ignore toujours quand le premier pourra enfin rejoindre ses coéquipiers à l’entraînement, lui qui a raté tous les matchs jusqu’ici en raison d’une blessure au dos. Quant à Toffoli, opéré à une main en décembre, il sera absent jusqu’au mois de février.

Dans tous les cas, le prochain match du CH n’aura lieu que le 12 janvier à Boston, moment où la formation devrait être complète… si aucun nouveau cas de COVID-19 n’est décelé d’ici là, et en excluant les blessés à long terme déjà connus : Tyler Toffoli, Josh Anderson, Christian Dvorak, Mathieu Perreault, Joel Armia et, bien sûr, Carey Price.

Même sans eux, on peut néanmoins espérer que le Tricolore oppose aux Bruins une formation potable, à tout le moins plus compétitive que celle qui a joué entre Noël et le jour de l’An.

Les Bruins, parlant d’eux, ont profité d’une accalmie après avoir connu une flambée de 11 cas en 13 jours du 14 au 26 décembre. Or, voilà qu’ils viennent d’ajouter trois noms à la liste de COVID-19 de la LNH depuis le 1er janvier.

Avec encore presque une semaine à écouler avant le duel entre les vieux rivaux, bien malin celui qui pourra prédire à quoi ressembleront les formations en présence.