Les Blackhawks seront assurément animés d’une motivation additionnelle contre le Canadien, ce soir. Ils voudront offrir à Marc-André Fleury sa 500victoire en carrière. Pour qu’il puisse vivre ce moment chez lui, à Montréal.

Publié le 9 déc. 2021
Katherine Harvey-Pinard
Katherine Harvey-Pinard La Presse

Marc-André Fleury n’a plus rien à prouver à personne. Il s’est déjà établi comme l’un des meilleurs gardiens de l’histoire de la Ligue nationale. Mais si les Blackhawks l’emportent jeudi soir contre le Canadien au Centre Bell, le Sorelois pourrait atteindre un nouveau plateau. Celui des 500 victoires, à son 901match.

Dans l’histoire, seuls deux autres gardiens ont fait mieux : Patrick Roy (551) et Martin Brodeur (691).

À Pittsburgh comme à Vegas, les coéquipiers de « Flower » ne se sont jamais fait prier pour vanter ses mérites. Sans surprise, c’est la même chose à Chicago. Après l’entraînement d’avant-match, jeudi matin, Erik Gustafsson et Seth Jones ont fait l’éloge du Québécois.

« C’est sa ville natale. Il a été tellement bon pour nous », a lancé Gustafsson, qui a porté les couleurs du Canadien le temps de cinq matchs la saison dernière.

« Je pense que nous devons jouer un solide match pour lui ce soir, pour qu’il puisse atteindre ce plateau. La plupart des soirs, c’est le gars le plus gentil dans le vestiaire et sur la patinoire. C’est le fun de le voir jouer. Nous devons nous lever pour lui ce soir. »

« Évidemment, c’est l’un des meilleurs coéquipiers avec lequel j’ai pu jouer, a pour sa part mentionné Jones. C’est une très bonne personne et sa façon de traiter ses coéquipiers est exceptionnelle. »

Voilà seulement un mois que Derek King a été nommé entraîneur-chef par intérim des Blackhawks. Il n’a pas eu besoin de plus de temps que ça pour voir l’impact d’un gardien comme Fleury au sein d’une organisation.

« J’espère qu’il gagnera [ce soir], a-t-il dit. Il est tellement un bon pro et une bonne personne. Il mériterait de remporter ce match chez lui. »

Marc-André a toujours du plaisir sur la glace, il a une belle personnalité et il est bon dans le vestiaire.

Derek King, entraîneur-chef des Blackhawks de Chicago

Une équipe qui se relève

La saison des Blackhawks de Chicago n’est pas vraiment plus flamboyante que celle du Canadien. Ils accusent eux aussi un sérieux retard au classement. Il faut dire qu’ils se sont inclinés 11 fois à leurs 12 premiers matchs de la saison, ce qui a mené au renvoi de leur entraîneur-chef Jeremy Colliton, le 6 novembre.

Puis, comme on le disait, Derek King a été promu, lui qui était jusque-là à la tête du club-école, les IceHogs de Rockford. Depuis son arrivée, les Hawks ont remporté huit matchs et en ont perdu cinq. Ils se situent présentement à l’avant-dernier rang de la division centrale, devant les Coyotes de l’Arizona.

« On ne peut pas obtenir six points en seul match, a noté Seth Jones. On doit donc aborder les choses une partie à la fois. On a scindé notre calendrier en segments de cinq matchs et on espère que du positif se produira dans chaque segment. »

Mardi, les Hawks ont été défaits 6-2 par les Rangers, à New York. Une mise en échec de Jacob Trouba à l’endroit de Jujhar Khaira en milieu de deuxième période est venue troubler le match. L’attaquant, qui traîne un historique de commotions cérébrales, s’est effondré sur la patinoire et a été transporté en ambulance à l’hôpital.

« C’était un moment effrayant, a soufflé Gustafsson à ce sujet. On ne pouvait pas voir ses yeux à cause du brouillard dans sa visière. C’était inquiétant. »

Khaira est sorti de l’hôpital mercredi matin. « Malgré son importante blessure, le pronostic est excellent et nous nous attendons à un rétablissement complet », a indiqué le médecin de l’équipe, DMichael Terry, tout en précisant qu’il était trop tôt pour s’avancer sur une date pour un éventuel retour au jeu.

L’équipe a d’ailleurs eu congé pour se remettre de ses émotions, mercredi. « C’était bon pour nous, a dit Jones. On ne pouvait pas voir [Khaira], mais on sait qu’il est entre de bonnes mains. On devait se regrouper après cette défaite et repartir du bon pied ce soir. »