Avec la saison de misère du Canadien, il fallait faire quelque chose, et c’est en plein ce que Geoff Molson a choisi de faire.

Publié le 29 nov. 2021
Richard Labbé
Richard Labbé La Presse

Ainsi, le propriétaire du club a décidé de congédier Marc Bergevin dimanche, mais il s’agit d’une décision qui lui trottait dans la tête depuis un petit bout de temps déjà.

« J’ai pris cette décision parce que c’était nécessaire, a-t-il expliqué lors d’un point de presse très attendu, lundi matin à Brossard. Notre début de saison est inacceptable et quelque chose devait être fait pour modifier ce parcours. Je n’ai eu d’autres options que de procéder à ces changements afin d’améliorer la structure de nos opérations hockey. Là, on tourne la page. »

La Ligue nationale de hockey, comme toutes les autres ligues, est une ligue de résultats, et au bout du compte, ce sont les mauvais résultats du Canadien de la présente saison qui auront eu raison de Bergevin après 10 saisons.

D’ordinaire, un dirigeant qui est à la tête d’une équipe finaliste peut espérer une prolongation de contrat ou, à tout le moins, un vote de confiance. Mais le propriétaire a admis qu’exception faite du printemps magique de 2021, les résultats récents du club, souvent décevants, l’ont poussé à se montrer hésitant lorsque la question d’un nouveau contrat pour Bergevin a été de nouveau abordée à l’été.

« Je voulais réfléchir pendant la dernière année du contrat de Marc, a-t-il ajouté, pour vraiment voir comment ça allait se dérouler. C’est sûr qu’on a mal commencé la saison ; au début, j’avais espoir que ça allait changer, mais ça a continué à mal aller pendant une période plus longue que ce que j’avais prévu. »

Récemment, j’ai pris la décision de commencer à trouver des remplaçants.

Geoff Molson

« Marc et moi, on a commencé à avoir des discussions ensemble pour un prolongement potentiel l’année passée. Ç’a pris plus de temps que prévu. Après avoir réussi à jouer en finale, on a eu encore des discussions ensemble. J’ai pensé que peut-être c’était mieux d’attendre avant de penser à une prolongation de contrat. J’avais une grande réflexion à faire. »

Selon Molson, la sélection fort controversée de Logan Mailloux au dernier repêchage n’a eu aucun impact sur la décision de renvoyer Bergevin.

« Non, pas du tout… Il y a plusieurs raisons pour expliquer ma décision, mais cette situation a mené à quelque chose de positif, avec le programme d’aide que nous avons créé. On va développer un programme qui va être là à long terme. On a tourné une situation difficile en situation positive. »

De toute évidence, le propriétaire n’était pas plus heureux du travail de Trevor Timmins, qui est lui aussi passé à la trappe dans la journée de dimanche.

« Trevor a consacré tous ses efforts au Canadien… Il a eu de bons et de moins bons coups. Mais pour moi, c’était très important de prendre cette décision. Au fil des années, nous avons eu deux troisièmes choix au total, et aujourd’hui, aucun d’eux n’est avec l’équipe. »

Finalement, on comprend que le propriétaire s’attendait à beaucoup plus que 6 victoires en 23 matchs. Au bout du compte, c’est pourquoi la chasse à un nouveau directeur général est amorcée. « Nous avons une bien meilleure équipe que les résultats ne l’indiquent », a ajouté Molson.