La bonne nouvelle pour le Canadien, c’est que ça ne saurait être pire.

Richard Labbé
Richard Labbé La Presse

Alors que le club se prépare à disputer le cinquième match de sa saison, ce jeudi soir au Centre Bell contre les Hurricanes de la Caroline, il y a un seul chiffre qui saute aux yeux : 0.

Zéro comme dans zéro victoire en quatre matchs cette saison, zéro comme dans le nombre de buts marqués dans le match précédent, zéro comme tous ces zéros qui vont à la fiche de tous les attaquants réguliers, sauf un, dans la colonne des buts marqués.

Même si ça commence à faire bien des zéros, Ben Chiarot a tenté de garder tout son calme en se présentant à la presse, mercredi midi à Brossard. « Ce n’est pas le moment de paniquer ou de virer fou… », a-t-il rappelé à un peu tout le monde.

PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE

Ben Chiarot

Paniquer ? Ça dépend à qui on parle. Les chiffres nous montrent que ce début de saison rappelle celui de 1995-1996, la saison d’un spectaculaire coup de balai au vieux Forum, alors que le club avait perdu ses cinq premiers matchs avant de se résigner à échanger un certain Patrick Roy.

Virer fou ? Non plus, mais bon, il faut admettre que les têtes ont l’habitude de rouler assez rapidement par ici quand les partisans jasent entre eux. S’il fallait que le club en perde encore quatre ou cinq, on ose à peine imaginer ce mélange de déprime et d’indignation qui viendrait alors balayer la province en entier…

Mais alors ?

« Ce sont les leaders dans le vestiaire qui doivent marteler le bon message, a ajouté Chiarot. On revient d’une saison couronnée de succès, et ce que les entraîneurs exigent de nous peut fonctionner. On est chanceux d’avoir connu ce succès, c’est encore frais à nos mémoires, et on doit revenir à cet état d’esprit… »

Notre club n’est pas un club de vedettes avec des marqueurs de 50 buts. On est un club de travailleurs, et on doit pousser dans la même direction.

Ben Chiarot

Tyler Toffoli, qui fait partie de ceux qui en arrachent en ce moment, a admis un problème d’ensemble.

PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE

Tyler Toffoli

« On n’est pas sur la même longueur d’onde, et il faut retrouver notre rythme et notre cohésion, a dit l’attaquant. Quand on va trouver notre rythme, ça va bien aller. Il y a des éléments de mon jeu où je suis heureux, et d’autres éléments de mon jeu où j’estime pouvoir en faire plus. »

C’est sans doute pour toutes ces raisons que Dominique Ducharme a une fois de plus brassé la soupe mercredi matin à l’entraînement à Brossard.

On a d’ailleurs l’impression que l’entraîneur-chef montréalais est à la recherche d’une combinaison magique qu’il ne trouve pas.

« La situation idéale serait d’arriver tous les jours ici et d’avoir les mêmes trios sous la main, a-t-il admis. Lors des séries, on avait trouvé notre rythme. C’est certain qu’on cherche à créer de la cohésion entre nos joueurs. Pour le moment, le seul trio qui ressemble le plus à un trio, c’est celui de Dvorak. J’essaie de ne pas y toucher… »

Il y aura sous peu, semble-t-il, une réunion d’équipe, sans doute une autre. « Mais les paroles, à un moment donné… c’est les actions qui comptent », a ajouté Ducharme.

La formation à l’entraînement mercredi

Drouin-Dvorak-Anderson Hoffman-Suzuki-Gallagher Toffoli-Perreault-Caufield Lehkonen-Evans/Brooks-Paquette/Armia

Kulak-Petry Chiarot-Wideman Romanov-Savard (Niku)

Allen