Carey Price et Shea Weber absents pour une longue période, Tomas Tatar, Phillip Danault et Jesperi Kotkaniemi partis : Dominique Ducharme devra compter sur l’ensemble de ses joueurs, les nouveaux venus comme les jeunes vétérans, pour partir du bon pied en cette nouvelle saison qui s’amorcera mercredi, à Toronto.

Simon-Olivier Lorange
Simon-Olivier Lorange La Presse
Guillaume Lefrançois
Guillaume Lefrançois La Presse
Richard Labbé
Richard Labbé La Presse

En attaque

Avec les départs de Phillip Danault, Tomas Tatar et Jesperi Kotkaniemi, l’attaque du Tricolore a fait place à de nouveaux venus, mais elle a également redéfini les responsabilités de certains acteurs de longue date. Survol, en ordre alphabétique.

Josh Anderson

En une phrase : Josh Anderson est prêt pour la saison. Sa fiche de cinq points en trois matchs préparatoires en témoigne certes, mais son jeu général l’a sans doute prouvé davantage. Le gros ailier volait sur la glace et attaquait le filet comme il l’a fait pendant ses meilleurs matchs l’hiver dernier. Anderson, toutefois, le reconnaît lui-même : malgré une récolte faste de 17 buts en 52 matchs en 2020-2021, il souhaite montrer davantage de constance. À ses 20 derniers matchs de la saison, il n’a accumulé que 4 points. Et en séries, il a été blanchi 12 matchs consécutifs. Sa quête de régularité se fera à la droite de Jonathan Drouin et de Christian Dvorak en début de calendrier.

Joel Armia

Lorsque l’interrupteur est placé en mode attaque, Joel Armia ressemble à un marqueur de 30 buts. Bien servi par son gabarit, il protège la rondelle et se donne de l’espace autour du filet comme peu de ses coéquipiers. Par contre, bien plus nombreux sont les matchs où le Finlandais se contente de son rôle d’ailier défensif dont la saison type est une campagne d’une quinzaine de buts et d’une trentaine de points. Employé à la gauche de Jake Evans pendant le camp d’entraînement, il pourrait bien glisser sur le quatrième trio au retour en forme de Mike Hoffman.

Alex Belzile

Sans faire de bruit, le Québécois poursuit son chemin dans le hockey professionnel. Après avoir parcouru l’Amérique dans les ligues mineures pendant une décennie, Belzile pourrait bien, à 30 ans, disputer pour la première fois de sa carrière un nombre intéressant de matchs dans la LNH – il en a joué six en séries éliminatoires en 2020 et deux en saison la saison dernière. Au cours des derniers jours, l’entraîneur-chef Dominique Ducharme a eu de bons mots pour lui. S’il amorçait la saison chez le Rocket de Laval, cet acteur de soutien serait sans doute l’un des premiers attaquants rappelés à Montréal en cas de blessure.

Paul Byron

On ne le reverra qu’au début de l’année 2022, mais Paul Byron devrait d’emblée retrouver son rôle dans le bas de la formation. Opéré à la hanche l’été dernier, le rapide ailier doit se prêter à une longue rééducation. Lorsqu’il est en santé, il demeure encore l’un des favoris de ses coéquipiers et de ses entraîneurs grâce à son ardeur au travail. Par contre, son ralentissement manifeste des dernières années sur le plan offensif ramène rapidement son salaire élevé dans la conversation. Mais c’est loin, janvier. Beaucoup de choses peuvent arriver d’ici là.

Cole Caufield

PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE

Cole Caufield

Cela fait tellement longtemps qu’on parle de lui qu’on se surprend de constater que Cole Caufield aura encore le statut de recrue cette saison. Il arrive toutefois avec l’expérience de 20 matchs de séries éliminatoires, alors qu’il a été l’un des artisans du parcours du Tricolore jusqu’en finale de la Coupe Stanley l’été dernier. Il n’a pas marqué pendant les deux matchs hors concours qu’il vient de disputer, mais il a néanmoins obtenu des tirs de qualité contre les Sénateurs d’Ottawa jeudi soir dernier. La rondelle trouvera son chemin jusqu’au fond du but avant longtemps. Les plus optimistes lui promettent déjà 40 buts. L’objectif est ambitieux. Le jeune homme aussi.

Jonathan Drouin

La plus belle histoire du camp d’entraînement. Après avoir raté la fin de la dernière saison ainsi que toutes les séries éliminatoires afin d’affronter ses troubles d’anxiété, Drouin a parfaitement réussi son retour. Ses coéquipiers sont emballés de le retrouver. Les partisans ont été touchés par son témoignage à la télévision. Il est au sommet de sa forme et est impatient de renouer avec l’action. Si l’histoire nous a appris une chose, avec lui, c’est toutefois de définir des attentes réalistes à son égard. Il n’a jamais dépassé les 53 points au cours d’une saison, et à 26 ans, il dispute les meilleures années de sa carrière. La fameuse saison de 70 points attendue depuis longtemps ne viendra peut-être jamais.

Christian Dvorak

Ce sera la principale rencontre du début de la saison pour le public du Tricolore, qui a peu vu Dvorak à l’œuvre alors qu’il évoluait avec les Coyotes de l’Arizona. Il s’agit du remplaçant le plus naturel de Phillip Danault vu son expérience et ses qualités défensives. Il est toutefois moins étiqueté comme un spécialiste que Danault, mais il compense avec un flair offensif supérieur qui lui vaut notamment une place en supériorité numérique. Son association avec Jonathan Drouin et Josh Anderson, dans les matchs préparatoires, a été prometteuse.

Jake Evans

Tout le monde aime les histoires comme celle de Jake Evans. Celle d’un joueur de petit gabarit, repêché au septième tour, qui franchit chaque étape patiemment, avec l’ardeur et la persévérance du plus acharné des travailleurs. Voilà toutefois qu’Evans se retrouvera directement sous les projecteurs, au centre du troisième trio. Pour ce joueur à caractère défensif, le défi est approprié. Mais il devra passer la vitesse supérieure sur le plan offensif, alors qu’on lui confie, à court terme, la mission d’alimenter Brendan Gallagher à sa droite. Pour un joueur qui, saisons et séries éliminatoires réunies, ne revendique que 19 points en 73 matchs, la barre est haute.

Brendan Gallagher

PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE

Brendan Gallagher

Malgré un camp d’entraînement écourté, Brendan Gallagher a rapidement démontré qu’il n’avait pas l’intention de se faire oublier. Des blessures l’ont ralenti en séries, éteignant presque toute sa magie en attaque. Et ses deux grands complices des dernières saisons, Tomas Tatar et Phillip Danault, sont maintenant sous d’autres cieux. Cela n’empêche pas que Gallagher, leader incontesté du groupe, a produit à un rythme de plus de 30 buts par tranche de 82 matchs au cours de chacune des quatre dernières années. Avec en poche un contrat qui en fait l’attaquant le mieux payé du club, il voudra montrer qu’il n’a pas perdu sa touche.

Mike Hoffman

Il s’agit, de loin, du plus grand point d’interrogation au sein de cette attaque. Ennuyé par une blessure au bas du corps, Hoffman ne s’est toujours pas entraîné avec ses nouveaux coéquipiers et ratera vraisemblablement les premiers matchs de la saison. Il n’a donc toujours pas encore été possible de répondre à la question fatidique : avec qui jouera-t-il ? L’ailier gauche s’est amené à Montréal à titre de spécialiste de l’avantage numérique. Or, il devra aussi jouer à cinq contre cinq, département où il peine à créer des chances de marquer. Drôle de casting. À suivre.

Artturi Lehkonen

Il y a deux Artturi Lehkonen. Le doctorant en échec avant, adoré de ses entraîneurs et utilisé sur le quatrième trio pendant la saison puis sur le premier en séries éliminatoires. Et celui qui fait rager les partisans en ratant des filets ouverts soir après soir. Le maître-mot dans le descriptif de Lehkonen demeure toutefois le travail, voire l’acharnement. Un bon soldat qui amorce sa sixième saison dans la LNH.

Cédric Paquette

Le Québécois se retrouve dans une étrange position. Celle où il pourrait autant devenir un joueur de centre à temps plein qu’un ailier à temps partiel sur le quatrième trio. Si on lui préfère Ryan Poehling au centre, il se retrouvera dans la chaise du 13e, voire du 14e attaquant dans un club en santé. Lui-même soigne encore une blessure qui a coupé court à son camp d’entraînement.

Mathieu Perreault

Au sein d’une attaque du tonnerre chez les Jets de Winnipeg, Mathieu Perreault est tranquillement devenu un ailier de quatrième trio. Et c’est en gros le rôle qu’on lui confiera avec sa nouvelle équipe. Cela n’enlève toutefois rien à la hargne du Québécois, qui a encore de beaux flashs offensifs dans sa besace et qui pourrait même aider le CH en avantage numérique à l’occasion.

Ryan Poehling

Certainement le joueur le plus suivi du camp d’entraînement. À 22 ans, il est arrivé plus fort et mieux préparé que par le passé. Cela ne l’a pas empêché de tomber à plat dans trois des cinq matchs préparatoires qu’il a disputés. Ses qualités athlétiques et son talent ne font pas de doute, mais sa constance et sa détermination laissent encore à désirer. La déception serait grande pour lui s’il devait amorcer la saison dans la Ligue américaine, quoique la blessure à Cédric Paquette pourrait en faire par défaut le centre du quatrième trio pour amorcer la campagne.

Nick Suzuki

La vie de Nick Suzuki a changé, pendant l’été, à la seconde où Phillip Danault a signé un contrat avec les Kings de Los Angeles. C’est désormais son trio qui deviendra le point de mire des meilleurs éléments adverses en défense. S’il y en a un qui est susceptible de relever ce défi, c’est bien lui, et ce, même s’il n’amorce que sa troisième saison dans la LNH. Un « A » est apparu sur son chandail : ce n’est pas un hasard. En plus d’être le nouveau général de l’attaque, il est sans conteste l’un des leaders dominants de toute l’équipe.

Tyler Toffoli

Arrivé discrètement pendant la saison morte 2020, Tyler Toffoli est rapidement devenu la révélation de la dernière saison chez le Canadien. Sa récolte de 28 buts en 52 matchs se serait traduite par 44 buts sur un calendrier complet de 82 rencontres. Capable de jouer sur les deux ailes, il a été une valeur sûre pour chaque trio sur lequel il a joué. Au début de la présente saison, il retrouvera ses deux complices des séries en Cole Caufield et Nick Suzuki. Les trois se complètent bien, mais feront l’objet d’une couverture plus serrée cette année.

En défense

PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE

Jeff Petry (26)

Selon ce qu’on a observé dans les derniers jours du camp, Dominique Ducharme semble envisager des duos Chiarot-Savard et Romanov-Petry pour amorcer la saison. Quant à l’autre duo, il dépendra du moment où Joel Edmundson sera rétabli de sa blessure. Dans tous les cas, l’unité défensive commencera la saison sans ses deux piliers des dernières années : Carey Price et Shea Weber. Le premier devrait toutefois revenir au jeu en cours de route.

Jeff Petry

C’est en l’absence de Weber que Petry s’est établi comme un défenseur offensif. De la mi-décembre 2017 à la fin novembre 2018, Petry avait en effet amassé 48 points en 73 matchs. Le voici à quatre saisons de suite d’au moins 40 points, un chiffre qu’il a dépassé l’an dernier même s’il n’a disputé que 55 matchs ! L’apport offensif de Petry sera plus important que jamais, car le seul autre arrière du CH qui a déjà marqué 10 buts ou inscrit 30 points en une saison est David Savard. Et c’était en 2014-2015. Petry devrait pouvoir maintenir le rythme offensivement. Il faudra toutefois voir comment il réagira défensivement, maintenant que Weber n’est plus là pour prendre la confrontation la plus ardue. Le plan de Ducharme semble être de confier ces missions au duo de Savard et Ben Chiarot, mais rien n’assure que ce sera aussi efficace. De plus, un jumelage à long terme avec Alexander Romanov pourrait avoir un impact sur la production de Petry.

Joel Edmundson

L’an dernier, le grand Manitobain a bien réagi à des responsabilités accrues, son temps d’utilisation passant de 18 à 20 minutes par rapport à la saison précédente. Cette année, son rôle est difficile à prédire. Il ratera le début de la saison, et de la façon dont le casse-tête s’assemble, il pourrait très bien hériter de Chris Wideman comme partenaire et agir comme soupape de sécurité avec lui. Si jamais des changements sont nécessaires, Ducharme sait qu’Edmundson et Petry fonctionnent bien ensemble. La saison dernière, le Tricolore a marqué 29 buts et en a accordé 18, pendant les 630 minutes à 5 contre 5 que les deux ont jouées ensemble.

Ben Chiarot

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Ben Chiarot

Lui, il joue gros. Il écoule la dernière année de son contrat, et pourrait se magasiner un joli pactole s’il relève le défi devant lui cette saison. Quel défi ? Sur la patinoire, il perd Weber, son principal partenaire depuis son arrivée à Montréal. Les deux ont joué 1155 minutes ensemble en deux ans, à 5 contre 5, selon Natural Stat Trick. Pour donner une idée de grandeur, le prochain dans la liste de ses partenaires les plus fréquents est Petry, à 312 minutes. Ducharme souhaite maintenant que Chiarot crée la même synergie avec Savard. Hors glace, l’absence de Weber, Price et Paul Byron (les deux derniers devraient revenir pendant la saison) laisse un gros vide de leadership. Chiarot fait partie des joueurs sur qui Ducharme comptera pour en faire un peu plus comme meneurs d’hommes.

David Savard

Ça a été un camp difficile pour le nouveau venu du CH. Pendant les 66 minutes qu’il a passées sur la patinoire à 5 contre 5, l’équipe a accordé 6 buts, et n’en a marqué aucun. À sa décharge, il a passé la majorité de son temps à la gauche du jeune Kaiden Guhle, qui faisait ses premiers pas dans la LNH. Mais l’arrière de 30 ans a admis que l’apprentissage d’un nouveau système de jeu était rude, et ses matchs aux côtés de Chiarot n’ont pas été plus concluants. Cela dit, s’il y en a un qui peut le comprendre et le rassurer, c’est justement Chiarot, qui a lui aussi peiné à son arrivée à Montréal, avant de trouver son erre d’aller. Les trois entraînements complets de l’équipe avant le début de la saison devraient aider Savard à trouver ses repères.

Alexander Romanov

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Alexander Romanov

L’énigme de la saison. Il est capable du meilleur comme du pire, et Ducharme aimerait bien qu’il atténue l’écart entre ses hauts et ses bas. Le camp d’entraînement n’a guère dû rassurer le coach à cet effet, puisque le Russe a offert des performances inégales. Il sera intéressant de voir si son jeu offensif progressera, avec le Tricolore qui est démuni en termes de défenseurs aptes à appuyer l’attaque. Romanov a clairement la vitesse et le tir pour se rendre utile offensivement, mais ça tarde à se faire sentir sur la feuille de pointage. Si on combine son année dans la LNH et ses deux saisons en KHL, il totalise 17 points en 140 matchs. Il faut toutefois se rappeler que c’est surtout pour son efficacité défensive qu’il s’est fait remarquer. De plus, si son jumelage avec Petry est durable, il pourrait être plus sage pour Romanov de laisser son partenaire s’occuper du volet offensif.

Chris Wideman

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Brett Kulak

Comme Romanov, c’est un défenseur doté d’habiletés offensives, mais qui n’a pas encore noirci les feuilles de pointage dans la LNH. Par contre, il l’a fait dans la KHL l’an dernier, récoltant 41 points en 59 matchs. Il l’a aussi fait dans son jeune temps dans la Ligue américaine, ce qui lui a valu le trophée Eddie-Shore en 2015. S’il confirme sa place de sixième défenseur, il aura toutefois droit à du temps au sein de la deuxième vague de l’avantage numérique, une unité qui aura assez de ressources pour être efficace. Il devrait donc pouvoir générer de l’attaque, mais son défi sera surtout de ne pas devenir un fardeau dans son territoire. En matchs préparatoires, c’était parfois une aventure.

Brett Kulak

Son cas sera intéressant à suivre. L’an dernier, son temps d’utilisation moyen était de 14 minutes sous Claude Julien, puis de 17 minutes à partir du moment où Ducharme a pris les commandes. En séries, cependant, il a été victime du réaménagement des responsabilités, avec les deux premiers duos qui jouaient un rôle prépondérant, pendant que les défenseurs du troisième tandem ne jouaient jamais ensemble et étaient systématiquement jumelés avec un des quatre premiers arrières. Il sera donc gagnant si Ducharme revient, comme il a dit le souhaiter, à un modèle plus équilibré. Encore faut-il qu’il soit dans la formation. Mais avec les ennuis de santé d’Edmundson et les performances jusqu’ici inégales de Romanov et de Wideman, on doute qu’il sèche bien longtemps dans les gradins.

Et les autres ?

Le camp de Sami Niku a été bref. Une période, en fait, puisque Josh Norris lui a estampé le visage dans la baie vitrée à Ottawa. Niku a repris l’entraînement avec ses coéquipiers. Sinon, Kaiden Guhle est encore à Montréal. Depuis le début du camp, Ducharme multiplie les messages laissant entendre que le défenseur de 19 ans est surtout là pour emmagasiner de l’expérience avant de retourner dans les rangs juniors. En attendant le retour d’Edmundson, Niku et Guhle peuvent donc rester dans l’entourage de l’équipe, qui aurait ainsi huit défenseurs en santé. La décision de renvoyer Guhle à Prince Albert ne devrait pas être bien déchirante, mais Marc Bergevin devra ensuite déterminer s’il poursuit la saison avec sept ou huit défenseurs.

Devant le filet

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Carey Price

Pour évaluer l’état des forces devant le filet du Canadien, il faut tenter de lire dans l’avenir… et prédire l’état de santé de Carey Price.

CAREY PRICE

Le Canadien ira aussi loin que Carey Price le veut bien. Cette phrase, on la répète depuis combien de temps, déjà ? Probablement 10 ans, au moins, et en 2021-2022, elle est toujours d’actualité. Car il se trouve que le gardien vedette va rater le début de la saison, et aussi au moins le premier mois d’activité, lui qui a décidé d’intégrer le programme d’aide aux joueurs de la Ligue nationale en date du 7 octobre. Cela s’ajoute à un genou amoché et à une opération subie en juillet. Dans une division Atlantique fort compétitive, un Price en pleine forme représente pour le Canadien un avantage de taille sur la compétition, mais un Price dont l’avenir est incertain vient changer la donne, et pas pour le mieux.

JAKE ALLEN ET LES AUTRES

Jake Allen est un second de qualité, mais il n’est plus capable de se charger du travail à temps plein, et puis derrière, Samuel Montembeault demeure une énigme (pour ceux qui se demandent : non, Cayden Primeau n’est pas encore prêt). Alors ça nous ramène à ceci : la saison du Canadien va dépendre de la saison de Carey Price. Comme d’habitude. Et s’il n’est pas déjà trop tard à son retour.

Derrière le banc

DOMINIQUE DUCHARME

PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE

Dominique Ducharme

Récemment, Jeff Petry nous expliquait que le changement d’entraîneur n’avait pas été si facile, et que les joueurs du Canadien avaient eu besoin de temps l’hiver dernier afin de s’ajuster aux méthodes de Dominique Ducharme. Cette fois, Ducharme aura la chance de pouvoir commencer en même temps que tout le monde, et ce n’est pas un détail. Est-il l’homme de la situation ? Il le faudra, parce qu’il lui faudra faire un peu de magie avec une formation qui est tout de même assez trouée. En partant, Ducharme devra trouver une façon de relancer Jonathan Drouin, un joueur dont la production offensive pourrait vraiment changer la donne. Ensuite, Ducharme doit avoir un plan très bien établi pour combler la perte (et les minutes de jeu) de Shea Weber. Gros défi s’il en est…

SON ENTOURAGE

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Alex Burrows

C’est passé un peu inaperçu au cours de l’été, mais un nouvel assistant s’est ajouté derrière le banc du Canadien : Trevor Letowski, qui a été complice de Ducharme derrière le banc d’Équipe Canada junior. Cet ancien joueur et ancien entraîneur des Spitfires de Windsor vient donc remplacer Kirk Muller (qui est maintenant adjoint à Calgary), et il s’ajoute à Alex Burrows, responsable de l’avantage numérique, et Luke Richardson, responsable de la défense. Juste en bas, dans la Ligue américaine, Jean-François Houle est désormais le coach chez le Rocket de Laval, prenant la place de Joël Bouchard.