Phillip Danault voulait aller sur le marché des joueurs autonomes, et maintenant, il pourra aller sous les palmiers.

Richard Labbé
Richard Labbé La Presse

C’est le choix qui a été fait par le joueur québécois, qui a accepté, à titre de joueur autonome, un contrat de six ans avec les Kings de Los Angeles lors de l’ouverture du marché aux joueurs autonomes, mercredi. Son salaire annuel passera à 5,5 millions de dollars américains par saison, une chic augmentation par rapport à son salaire de 3,2 millions la saison dernière.

Le divorce entre Danault et le Canadien semblait prononcé depuis déjà un bon bout de temps, et le directeur général Marc Bergevin a confirmé jeudi que le clan Danault avait refusé en septembre la seule offre du Canadien. « C’est un dossier qui est resté mort après ça », a ajouté Bergevin, qui n’a pas tenté le coup d’une nouvelle offre par la suite. Selon les informations qui avaient alors circulé, c’est un contrat de six ans pour une moyenne de 5 millions de dollars par saison que Danault avait refusé.

Un peu plus tard mercredi, Danault a à son tour pris la parole, et a confirmé que lui et son agent avaient effectué une contre-offre au Canadien à la suite de la proposition du club en septembre, mais que cette contre-offre n’avait pas mené à une réponse.

Ensuite, ce fut le silence radio, jusqu’à l’annonce de ce déménagement en Californie.

« J’ai souhaité pendant un petit bout recevoir des nouvelles du Canadien, a admis le joueur de 28 ans. Mais j’ai fini par comprendre assez vite que ça n’allait pas arriver. »

Danault a toutefois bien pris soin de le répéter à plusieurs reprises : il n’en veut pas à la direction du Canadien de ne pas avoir tout fait pour le retenir. « Les affaires sont les affaires… et aussi, ils ont des jeunes joueurs qui s’en viennent. Je comprends ça très bien.

« Je suis un peu déçu, de toute évidence. Mais je comprends que le hockey, c’est aussi les affaires. Je ne suis pas fâché envers le Canadien, ils ont décidé de prendre un virage jeunesse. Mais ça a été vraiment le fun, en tant que gars de Victoriaville, de jouer pour le Canadien. Et maintenant, je me prépare à amorcer un nouveau chapitre. »

Ce nouveau chapitre sera peut-être un peu plus porté sur l’attaque… En tout cas, c’est ce que Danault souhaite de toute évidence, lui qui avait déjà laissé entendre qu’il désirait obtenir un plus grand rôle offensif avec le Canadien.

Il aura donc l’occasion de chercher à obtenir ce nouveau rôle plus offensif chez le Kings, qui veulent pour le moment en faire leur deuxième joueur de centre. Les Kings, il faut le préciser, ont toutefois eux aussi de jeunes joueurs de centre qui vont bien finir par faire leur place, entre autres Quinton Byfield et Alex Turcotte. Le vétéran Anze Kopitar est aussi encore bien en selle. « Pour moi, c’est un nouveau départ », a-t-il répété.

Phillip Danault mettra donc le cap sur la Californie, les rêves et les palmiers dans un avenir rapproché. Mais avant ça, il pensera peut-être un peu au dernier printemps, aux pizzas de la victoire, et aussi à la confirmation d’une présence en grande finale, survenue dans un Centre Bell surchauffé en pleine fête nationale.

Invité à nommer son meilleur moment chez le Canadien, il n’a d’ailleurs pas hésité bien longtemps : « 24 juin, la Saint-Han ! »

On n’aurait pu imaginer une meilleure conclusion pour lui.