Cédric Paquette ne s’en cache pas : la dernière saison n’a pas été à son goût. Il aura maintenant l’occasion de la faire oublier en portant les couleurs ce qu’il décrit comme son « équipe d’enfance ».

Guillaume Lefrançois
Guillaume Lefrançois La Presse

Paquette s’est en effet entendu avec le Canadien pour un an, à un salaire de 950 000 $.

On peut le comprendre d’avoir ressenti des hauts et des bas. Le 28 septembre, il soulevait la Coupe Stanley avec le Lightning de Tampa Bay, au terme de sa sixième saison avec l’équipe qui l’avait repêché en 2012. Trois mois plus tard, à une semaine de l’ouverture du camp, il passait des champions en titre à une équipe attendue dans la cave, les Sénateurs d’Ottawa, une aventure qui n’a duré que neuf matchs. Il a ensuite été échangé aux Hurricanes.

« Ça m’a brisé le cœur de partir de Tampa, a admis Paquette, en visioconférence, mercredi. J’avais les meilleures intentions en arrivant à Ottawa, mais ça n’a pas fonctionné. Je me suis mis beaucoup de pression. Je n’ai juste pas bien joué. Les Hurricanes sont venus me chercher, ça a bien commencé. Mais j’ai joué de moins en moins. J’étais dans ma tête.

Je suis revenu ici au Québec, j’ai fait un reset. Je suis dans un bon monde dans ma tête, je suis prêt à aider le Canadien. L’an dernier, c’est à oublier. Je me concentre sur cette année.

Cédric Paquette

Ses difficultés ne se sont pas nécessairement vues dans ses statistiques. Il a inscrit 4 buts et 4 aides en 47 matchs et a distribué 136 mises en échec, ce qui lui a donné son meilleur ratio de coups d’épaule par 60 minutes depuis le début de sa carrière. Ce qui correspond aussi à un joueur qu’on a toujours décrit comme « damnant » à affronter.

Mais en Caroline, il ne jouait que neuf minutes par match, nettement moins que les 13 minutes qu’il jouait à sa dernière saison à Tampa.

Idéalement au centre

Reste maintenant à savoir dans quel rôle il aidera davantage le Tricolore. À Tampa, Paquette a surtout été employé au centre, mais la saison dernière, il l’a passée à l’aile.

Je me vois comme un centre. Je me suis toujours vu comme un centre, mais cette année, j’ai montré que je peux jouer à l’aile, des deux bords. Je ne me pose pas trop de questions. Je peux jouer aux deux positions, mais je suis plus à l’aise au centre et j’aime mieux ça.

Cédric Paquette

Aux mises en jeu, Paquette a montré une certaine progression au fil des années. En 2018-2019, il a excédé la marque des 50 % pour la première fois de sa carrière, gagnant 52,6 % de ses mises en jeu.

À Montréal, la situation au centre demeure fluide, Marc Bergevin ne fermant pas la porte à des améliorations. À l’heure actuelle, la lutte pour le poste de centre de quatrième trio se ferait entre Paquette et le jeune Ryan Poehling.

Quel que soit son rôle, Paquette se juge prêt pour l’aventure montréalaise. « Si tu m’avais dit à 20 ans que je venais jouer pour le Canadien, ç’aurait été une autre histoire. Mais j’ai pris beaucoup de maturité, j’ai 27 ans. Je suis encore jeune, mais je pourrai gérer la pression de jouer à Montréal.

« On a juste une vie… et jouer pour le Canadien, c’est extraordinaire. »