Les gars du Lightning sont arrivés à la caméra en fin de soirée. En souriant, on l’aura compris.

Richard Labbé
Richard Labbé La Presse

Certains avaient choisi de garder leur uniforme de joueur en entier, sans les patins, on présume. D’autres, comme Steven Stamkos, arboraient déjà le T-shirt officiel de la conquête de la Coupe Stanley, une deuxième de suite pour ce groupe. Et un autre, Nikita Kucherov, est arrivé en « chest », pourquoi pas, en enfilant des commentaires à la fois désopilants et renversants.

Mais Stamkos a commencé par l’évidence.

« Deux conquêtes d’affilée, ça n’arrive pas si souvent, a expliqué le capitaine du Lightning. On ne sera peut-être pas tous de retour ensemble la saison prochaine, alors il fallait essayer d’en profiter… »

PHOTO BRUCE BENNETT, USA TODAY SPORTS

Steven Stamkos (91)

On présume qu’en effet, la direction du Lightning devra faire des choix. Et pour des raisons de plafond salarial, il y a des joueurs qui ne seront pas de retour la saison prochaine.

Mais cette discussion-là sera pour une autre fois.

Dans l’immédiat, on peut s’en tenir aux faits : le Lightning a remporté cette grande finale contre le Canadien en cinq matchs, et c’est le gardien Andrei Vasilevskiy, sans surprise, qui a hérité du titre de joueur de la série, en mettant la main sur le trophée Conn-Smythe.

Ryan McDonagh avait du mal à en revenir.

« C’est dur de décrire tout ça avec des mots, a expliqué le défenseur. Après la bulle des séries, l’été dernier, on voulait saisir la chance de pouvoir gagner la coupe devant la famille et les amis… Alors là, on va aller célébrer toute la nuit ! »

PHOTO GERRY BROOME, AP

Ryan McDonagh (27) et Pat Maroon (14)

Le vétéran Pat Maroon, lui, en était à une troisième conquête consécutive, rien de moins. Il a dû retenir quelques larmes vers la fin du match.

« Avec 1:40 au cadran, j’étais émotif… Je n’étais pas sur la glace, de toute évidence, à la fin, mais je me trouve très chanceux. On ne retrouve peut-être pas toujours mon nom sur la feuille de pointage, mais j’essaie toujours d’apporter quelque chose d’autre à l’équipe. »

Maroon en a profité pour passer son message à la ligue. « À cause de la COVID-19, les joueurs n’ont pas eu droit à leur traditionnelle journée avec la coupe, l’an dernier. Alors, j’espère que, cette fois, on pourra se promener avec la coupe pendant deux jours chacun… »

Juste avant, Alex Killorn venait de confier à la télé qu’il avait subi une fracture du péroné lors du premier match, qu’il avait subi une opération depuis en se faisant insérer une tige à cet endroit et qu’il espérait un retour au jeu. Ça fait mal juste d’y penser.

Mais c’est Kucherov, en bédaine, qui est venu voler le show en fin de soirée. En premier en se plaignant de la qualité du micro, ensuite en enfilant les gros mots, et enfin en décochant une solide flèche aux partisans du Canadien.

« Les fans à Montréal se sont comportés comme s’ils venaient de gagner la Coupe lors du dernier match (au Centre Bell). Vous me niaisez ? Vous me niaisez ? Leur finale, ç’a été au troisième tour. »

Au moins, il avait l’air de s’amuser.