Jon Cooper, l’entraîneur-chef du Lightning, semblait heureux en ce mercredi soir festif pour lui et sa bande… mais pas trop.

Richard Labbé
Richard Labbé La Presse

Cooper a commencé par dire que son club avait été relativement ordinaire, mais il s’est ensuite ravisé.

« Il y a aussi que le Canadien a quelque chose à dire dans ce résultat, a-t-il fait savoir. Le Canadien a eu son mot à dire dans le pourquoi de notre performance qui n’a pas été si bonne, alors ce ne fut pas seulement à propos de notre propre jeu à nous. »

Il faut bien comprendre que, dans le camp du Lightning, on a vu la même chose que le reste de la planète hockey : une victoire, certes, mais rien pour se pavaner et prétendre que cette avance de 2-0 dans la série est déjà signe que tout est terminé.

D’ailleurs, et cela ne saurait être un hasard, les joueurs du Lightning qui sont venus s’expliquer à la caméra en fin de soirée avaient presque tous une tête d’enterrement.

Ça inclut l’attaquant Blake Coleman, qui a marqué le but de la victoire en fin de deuxième période, et de manière spectaculaire en plus.

« Ce ne fut qu’un genre de réflexe, très honnêtement, a-t-il expliqué. Je n’estime guère que personne, au grand jamais, ne tente de plonger sur la surface glacée ainsi, de cette façon. Mais à ce moment particulier des procédures, c’est tout ce que nous avions. Je ne saurais dire pourquoi ces buts ont l’habitude de se produire. »

PHOTO GERRY BROOME, ASSOCIATED PRESS

Andrei Vasilevskiy

Et puis avant, ou à moins que ce ne fut après, le héros de la soirée, Andrei Vasilevskiy, est venu raconter sa soirée, lui aussi avec un air qui ne laissait croire à une victoire.

Pourtant.

« Je n’essaie guère de tergiverser trop longtemps lors de ces joutes de hockey sur glace, a-t-il admis. Peu importe ce qu’il advient, que ce soit dans le triomphe ou la défaite, j’essaie seulement, et bien humblement, d’aller sur la surface glacée afin d’offrir ma meilleure performance. »

Et c’est ainsi qu’Andrei Vasilevskiy est parti seul dans la nuit, prêt à affronter le prochain défi du troisième match. « Un guerrier », a résumé à son sujet le collègue Ryan McDonagh.

Un guerrier que le Canadien aura à résoudre bien assez vite. Sans quoi cette finale pourrait s’avérer très brève.