Robin Lehner avait l’air d’un homme en mission lors de la petite conférence vidéo d’après-match, dimanche soir.

Richard Labbé
Richard Labbé La Presse

En premier, le gardien des Golden Knights nous a appris qu’il s’est pointé au Centre Bell quatre heures avant le début de la rencontre et, surtout, qu’il l’a fait afin de pouvoir passer un bon deux heures sur son téléphone pour lire les messages des partisans.

« Pendant deux heures, j’ai regardé passer vos messages de merde à mon sujet sur Twitter, a-t-il dit. Je me fous pas mal de ce que les gens pensent de moi. »

On va passer rapidement sur le caractère contradictoire de cette déclaration parce que si Robin Lehner se foutait vraiment de ce que les gens pensent, il ne passerait pas deux heures à lire des messages à son sujet sur Twitter.

Mais bon. Le gardien des Golden Knights a tout de même réussi quelques solides arrêts, entre autres lors d’une échappée face à Cole Caufield. « Nos rapports nous ont démontré qu’il aime soit lancer dans le haut du filet, soit essayer de passer les rondelles entre les jambières du gardien… Alors je me suis contenté de fermer mes jambières », a-t-il ajouté.

Peter DeBoer, l’entraîneur-chef des Golden Knights, a justifié sa décision par la fatigue accumulée de la part de son autre gardien, Marc-André Fleury, très occupé depuis le début des séries.

Cette décision n’a rien à voir avec sa sortie hors de son filet de vendredi soir… Je crois qu’on a disputé 17 matchs en 33 ou 34 soirs. Ça commence à faire beaucoup. Je l’ai déjà dit, on ne serait pas ici sans tout ce que Marc-André a fait pour nous…

Peter DeBoer, entraîneur-chef des Golden Knights de Vegas

Il y a aussi Nicolas Roy, le héros de la soirée, celui qui a marqué le but de la victoire en prolongation, qui est venu nous raconter sa soirée de travail. Pour ce jeune homme d’Amos (« une petite ville où tout le monde se connaît », a-t-il précisé), ce fut un moment qu’il n’oubliera pas de sitôt.

« Il y avait ma famille dans les gradins et depuis que je suis tout petit, je rêve de marquer un but contre le Canadien au Centre Bell, a-t-il raconté. C’est sûr que c’est un peu un rêve… J’ai eu la rondelle sur mon bâton et j’ai vu Carey Price tomber et je me suis dit que je devais être patient… et c’est là que j’ai lancé la rondelle. »

Un rêve dont il ne voudra sans doute pas se sortir tout de suite.