Il n’y aura aucun secret lorsque le Lightning de Tampa Bay et les Panthers de la Floride croiseront le fer lors du premier tour des séries de la LNH. Le sentiment sera semblable entre le Canadien de Montréal et les Maple Leafs de Toronto.

Stephen Whyno Associated Press

« Je ne veux pas dire que c’est un peu ce qui rend ça plaisant, mais c’est le cas parce que tu sais beaucoup plus à quoi t’attendre », a mentionné l’entraîneur-chef du Lightning, Jon Cooper.

L’étrange saison de la LNH va laisser place à des séries de la Coupe Stanley uniques. Les deux premières rondes se dérouleront à l’intérieur des sections pour une première fois en près de 30 ans et les équipes seront reclassées pour le carré d’as.

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L’entraîneur-chef du Lightning de Tampa Bay, Jon Cooper

« C’est simplement une autre situation qui rend notre année si unique, a indiqué le directeur général des Golden Knights de Vegas, Kelly McCrimmon. Tu peux voir des affrontements qu’en temps normal, on aurait l’habitude de voir en finale de la Coupe Stanley. »

La saison est si unique que lorsque les Flames de Calgary et les Canucks de Vancouver termineront leur campagne, certaines premières rondes des séries seront déjà vieilles de deux matchs. Un total de 57 parties ont été reportées cette saison, ce qui fait en sorte que les séries s’amorceront un peu plus tard que prévu, quand les Capitals de Washington accueilleront les Bruins de Boston, samedi soir.

Après être passées à 24 équipes pour compléter la saison 2020, les séries sont revenues à leur total habituel de 16 formations, dont quatre de chaque section temporairement remaniée. Le format des deux premières rondes à l’intérieur de la section a été utilisé par la LNH de 1982 à 1993.

« Il n’y aura vraiment aucun secret », a affirmé l’entraîneur-chef des Hurricanes de la Caroline, Rod Brind’Amour, un des six entraîneurs à avoir joué dans l’ancien format.

Cooper croit que le premier match de chaque série ressemblera à une deuxième ou une troisième partie de série, car les équipes n’auront pas besoin d’apprendre à se connaître. Elles ont déjà eu au moins huit affrontements pour le faire au cours des quatre derniers mois.

« Il y a déjà de l’animosité quand tu affrontes la même équipe huit fois et là, elles sont toutes les deux en séries, a expliqué l’entraîneur-chef des Bruins, Bruce Cassidy. Plutôt qu’il y ait une escalade jusqu’au quatrième match, et que tout à coup la rudesse s’installe, tu vas simplement la voir plus tôt. »

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L’entraîneur-chef des Bruins de Boston, Bruce Cassidy

Le directeur général des Predators, David Poile, croit aussi que cette familiarité va créer une meilleure série. La LNH a longtemps tenté d’augmenter les rivalités et bien que ce ne sont pas les circonstances souhaitées pour le faire, les huit confrontations en séries vont se dérouler avec la pédale au plancher.

« Il y a plusieurs choses moins plaisantes cette année, mais on ne peut pas se plaindre de l’augmentation des rivalités, a exprimé Poile. C’est très, très bon pour le hockey. »

Il y aura probablement des styles de hockey différents à travers les sections. D’abord, il n’y aura aucun partisan dans les arénas du Canada alors qu’aux États-Unis, il y aura au moins 4000 spectateurs au début des séries.

« Nous sommes habitués à ne pas jouer devant des partisans, a souligné l’attaquant des Jets de Winnipeg Nate Thompson. Dans l’environnement protégé (l’été dernier), chaque équipe devrait créer son propre élan. »

Il n’y aura pas d’environnement protégé cette fois et la LNH assouplit tranquillement les protocoles liés à la pandémie pour chaque équipe qui voit 85 % des membres de son unité de voyage être complètement vaccinés. Les joueurs et les entraîneurs savent toutefois qu’il ne faut pas regarder trop loin.

Les journalistes de The Associated Press Teresa M. Walker, Aaron Beard et Tim Reynolds ont aussi contribué à cet article