L’attaquant des Jets de Winnipeg Andrew Copp est jaloux.

Joshua Clipperton La Presse Canadienne

Le défenseur des Oilers d’Edmonton Tyson Barrie a décrit la situation comme étant « formidable » pour les clubs concernés.

Et le gardien des Maple Leafs de Toronto Jack Campbell est simplement heureux de voir la vie revenir à la normale — sauf pour les joueurs au Canada.

La ligue a assoupli certaines restrictions sanitaires pendant le week-end pour les clubs qui sont totalement immunisés contre la COVID-19.

Cependant, puisque l’opération de vaccination massive tarde à se mettre en branle au pays, les clubs canadiens ne pourront bénéficier des mêmes assouplissements que ceux bientôt en vigueur aux États-Unis.

« Nous sommes très jaloux, a admis Copp, qui est né et qui a grandi au Michigan. Quand tu regardes mes réseaux sociaux, Instagram et Twitter, tout ce que je vois c’est ma famille et mes amis qui ont retrouvé une vie normale. Je suis très jaloux d’eux.

« Mais je suis heureux pour les gars qui jouent au hockey aux États-Unis, qui peuvent pleinement vivre leur vie », a-t-il ajouté.

Barrie considère que même si ses collègues canadiens et lui sont soumis aux mêmes restrictions sanitaires depuis le camp d’entraînement en janvier, les assouplissements annoncés par la ligue sont encourageants.

« Plusieurs équipes sont totalement immunisées là-bas (aux États-Unis), a-t-il confié. Nous suivons ces protocoles depuis longtemps, donc si c’est sécuritaire et que tout le monde les suit, alors ce sera merveilleux de pouvoir un jour retrouver sa liberté, d’encourager des entreprises locales et de retrouver nos habitudes quotidiennes. »

Ainsi, malgré les protocoles sanitaires toujours en vigueur dans la section Nord — qui a été créée uniquement en raison des restrictions de voyage entre le Canada et les États-Unis — l’ailier du Canadien de Montréal Paul Byron ne voit aucun problème à voir des équipes américaines bénéficier d’assouplissements pendant les séries éliminatoires.

« Les règles sont différentes, et celles du gouvernement aussi, a noté Byron, le représentant du Canadien à l’Association des joueurs de la LNH. Notre vie est différente. Je ne crois pas que ce soit un avantage injuste ; c’est comme ça, c’est tout.

« Il faut composer avec les circonstances actuelles », a-t-il conclu.