On a demandé à Jonathan Drouin comment il se sentait lors de la journée de dimanche, et sa réponse a tout résumé : « correct ».

Richard Labbé Richard Labbé
La Presse

Ce « correct » ne traduit certes pas un sentiment de légèreté, de supériorité, et puis un peu après, Jonathan Drouin a ajouté ceci : « Je me suis déjà senti mieux, je me suis déjà senti pire. »

Les chiffres, on commence à les connaître. Le joueur québécois n’a pas marqué depuis le 23 février, il n’a aucun point à ses sept derniers matchs, et de manière générale, il ne va pas très bien.

À l’entraînement de dimanche, l’entraîneur-chef Dominique Ducharme l’a placé en compagnie de Jesperi Kotkaniemi et de Josh Anderson. Joel Armia, qui espère un retour au jeu sous peu après avoir été déclaré positif à la COVID-19, a pris part à l’entraînement, ce qui pourrait mener à un autre brassage de cartes sous peu.

De toute façon, aux yeux de Jonathan Drouin, ce n’est pas ce qui est important.

« Ça ne dérange pas, la composition des trios… En ce moment, y’a pas 20 joueurs qui se présentent et qui jouent de la bonne manière… on doit juste être meilleurs que ça. »

J’ai eu un bon début de saison, mais là, c’est difficile pour moi.

Jonathan Drouin

Drouin aura intérêt à se replacer assez vite, comme plusieurs de ses coéquipiers, puisque la semaine ne sera pas facile. En tout, quatre matchs sont à l’horaire, tous au Centre Bell, il est vrai, mais ce ne sera pas de la tarte.

À commencer par les puissants Maple Leafs de Toronto, qui seront en visite ce lundi soir. Ensuite, les Flames de Calgary, la plus grande menace au classement pour le Canadien, seront au Centre Bell le temps de deux soirs, mercredi et vendredi.

Pour expliquer les récents déboires, les joueurs du Canadien disent souvent la même chose, et dimanche, ce fut au tour de Drouin : « Le dernier match, on s’est tirés dans le pied. »

Au rythme où ça va, il n’y aura plus assez d’orteils dans cette équipe.