Comme nous n’avons pas de hockey à nous mettre sous la dent cet automne, les performances de Jesperi Kotkaniemi sont scrutées à la loupe depuis ses débuts en Finlande, ce week-end.

Mathias Brunet Mathias Brunet
La Presse

Kotkaniemi a été blanchi à ses premiers matchs. Certains détracteurs, parmi les amateurs, ont fait les gorges chaudes.

Le premier choix du Canadien en 2018 n’est pourtant pas en évaluation au sein de son ancien club d’Assat Pori. Il tente simplement de garder la forme.

Il doit aussi rattraper son retard sur les autres puisque la saison a commencé au début du mois et le camp d’entraînement en septembre.

Que Peter Tiivola, 27 ans, ignoré au repêchage, soit plus productif que lui, que Nick Merkley, 35 points en 54 matchs dans la Ligue américaine l’an dernier, ait déjà sept points en neuf matchs, que Daniel Audette, l’ancien de l’organisation du Canadien et fils de Donald, ait obtenu trois points contre lui lors du premier match de Kotkaniemi ne signifie rien.

Le défenseur de l’organisation du Canadien, Otto Leskinen, a cinq points à ses six premiers matchs à KalPa, dans la même ligue que celle de Kotkaniemi. Le CH ne le considère pas parmi ses dix premiers défenseurs pour autant.

À l’inverse, voir Kotkaniemi « brûler » la Ligue d’élite de Finlande ne signifierait rien non plus comme indice sur son développement. Il se retrouve dans son pays d’origine seulement dans l’attente de la reprise ses activités dans la Ligue nationale de hockey.

L’important est de jouer. Et à ce chapitre, il sera intéressant de voir les impacts à court, moyen et long terme de cette pandémie sur le développement des divers espoirs du Canadien, surtout si la pause devait se prolonger.

Kotkaniemi, Jesse Ylonen, Mattias Norlinder, Lukas Vejdemo et Jacob Olofsson ont la chance de disputer des matchs, contrairement à Nick Suzuki, Alexander Romanov, Ryan Poehling et Jake Evans. Romanov et Poehling n’auront pas joué depuis février. Ils pourraient passer presque un an sans disputer de rencontre, advenant une reprise des activités au tournant de l’année 2021.

Il y a aussi des disparités dans la NCAA. La division Big Ten, à laquelle appartiennent Cole Caufield, Jack Gorniak (Wisconsin) et Rhett Pitlick (Minnesota), entame sa saison le 13 novembre.

La division Hockey East, où jouent les défenseurs Jordan Harris, Jayden Struble (Northeastern) et Luke Tuch (Boston University), n’a toujours pas annoncé la date d’un retour au jeu. La région du Massachusetts connaît une recrudescence de cas de COVID-19. On a mis toute forme de hockey sur pause pour deux semaines.

L’espoir du Canadien Sean Farrell, repêché en cinquième ronde en 2020, vient de se joindre à l’université Harvard. L’Ivy League a repoussé son début de saison en janvier.

Même casse-tête dans la Ligue junior canadienne. Une partie de la LHJMQ dispute des matchs, la Ligue junior de l’Ouest a annoncé son début de saison pour la première semaine de janvier tandis que la Ligue junior de l’Ontario devrait entamer ses activités début février. Les espoirs en défense du Canadien Kaiden Guhle et Gianni Fairbrother jouent dans la Ligue junior de l’Ouest, Jan Mysak, un choix de deuxième ronde en 2020, évolue en Ontario. Mysak a été prêté à un club de la République tchèque en attendant. Fairbrother a décidé de jouer dans la Ligue junior A de la Colombie-Britannique sur-le-champ en attendant la reprise des activités.

Du lot, Cole Caufield, Jayden Struble, peut-être Luke Tuch et Sean Farrell (É. -U.), Kaiden Guhle (Canada) et Jan Mysak (République tchèque) pourraient connaître quelques semaines de jeu de haut niveau au Championnat mondial junior pendant les Fêtes.

Au moins, tous les clubs sont dans le même bateau, mais un fait demeure : certains espoirs auront un avantage sur les autres.