Marc Bergevin avait annoncé ses couleurs en disant que des joueurs comme Josh Anderson, «il n’y en a pas beaucoup dans la LNH». Le directeur général du Canadien a prouvé sa gratitude à son nouvel ailier en lui accordant un contrat de 7 saisons qui lui rapportera 5,5 millions par année.

Simon-Olivier Lorange Simon-Olivier Lorange
La Presse

Anderson, qui a été acquis des Blue Jackets de Columbus mardi en retour de Max Domi et d’un 3e choix au repêchage, devient du coup l’attaquant le mieux payé du Canadien, à égalité avec Jonathan Drouin.

Les Jackets avaient tenu des négociations contractuelles au cours des derniers mois avec leur joueur droitier de 6 pi 3 po et 222 livres, mais constatant une impasse, le directeur général Jarmo Kekalainen s’est résolu à l’échanger.

Cette entente est semblable à celle que Max Domi a conclue hier à Columbus en ce qui a trait au salaire annuel (5,3 millions), à la différence que le pacte de Domi n’est valide que pour deux ans.

À 26 ans, Anderson est établi comme l’un rares attaquants de la ligue susceptibles de contribuer autant sur le plan offensif que sur celui de la robustesse. Au cours de la saison 2018-2019, il a été l’un des quatre joueurs à marquer plus de 20 buts et à distribuer au moins 200 mises en échec — les autres étant Alex Ovechkin, Blake Coleman et Tom Wilson.

C’est d’ailleurs cette saison-là qu’Anderson a réalisé sa meilleure contribution offensive en carrière avec 27 buts et 47 points. Au cours de la campagne précédente, il avait inscrit 19 buts en 63 matchs, ce qui correspond à une récolte de 25 buts sur un calendrier de 82 matchs.

La dernière saison a toutefois été catastrophique dans son cas. Limité à 26 rencontres en raison de blessures aux deux épaules, il n’a marqué qu’un maigre but et cumulé 4 points. Il n’a plus joué après la mi-décembre et a subi une intervention chirurgicale en mars. En entrevue avec les médias montréalais mercredi, Anderson a également assuré être rétabli à 100 %.

À l’évidence, ses arguments ont convaincu Marc Bergevin de lui offrir une somme généreuse. Son salaire annuel dépasse de 333 333 $ celui de Tom Wilson, des Capitals, qui a le même âge.

Les négociations entre le Canadien et son joueur ont donc été très courtes. On s’attendait à une entente de plus d’une saison étant donné qu’Anderson pouvait devenir joueur autonome sans compensation dans seulement un an. Une période aussi longue — sept saisons — est toutefois surprenante vu l’incertitude dans laquelle la pandémie de COVID-19 a plongé le sport professionnel partout sur la planète.

Cela n’empêche pas que les joueurs de son profil ne courent pas les rues. Et que, surtout, Marc Bergevin cherchait activement, depuis des années, un attaquant costaud et robuste pour grossir ses deux premiers trios. Il l’a trouvé et veut le garder longtemps.

Voilà à peine 48 heures que Josh Anderson est un membre du Canadien. Soudain, une tonne de pression vient de s’ajouter sur ses épaules. Souhaitons-lui que celles-ci tiennent le coup.