Le gardien des Stars de Dallas Anton Khudobin ressentait un grand vide. Le capitaine Jamie Benn avait dû mal à trouver des mots pour décrire ses émotions.

Stephen Hawkins
Associated Press

Comme l’entraîneur-chef Rick Bowness, dont la mention intérimaire à côté de son titre devrait bientôt être retirée, ils étaient déçus et épuisés après plus de deux mois dans la bulle de la LNH. La conclusion les a laissés sur leur appétit, après une défaite lors du sixième match de la finale de la Coupe Stanley.

« Nous avons vécu beaucoup de choses, a dit Benn, restant muet pendant plus d’une minute, même après qu’un autre journaliste lui ait posé une question. Nous avons connu une belle aventure… c’est difficile. Nous étions à deux victoires de soulever la coupe Stanley. »

Les Stars ont surmonté un début de saison et une fin de campagne misérables, ainsi qu’un changement d’entraîneur inattendu. Ils ont constitué un groupe que peu de gens voyaient se rendre jusqu’au bout d’une saison qui a pris fin presque un an après son commencement.

Les projecteurs se retrouvent maintenant sur Bowness, entraîneur-chef par intérim âgé de 65 et qui travaille derrière les bancs de la LNH depuis les années 1980.

Après la victoire des Stars en finale de l’Ouest il y a deux semaines, le directeur général Jim Nill avait affirmé que Bowness avait « certainement » mérité de revenir la saison prochaine comme entraîneur-chef. Le propriétaire Tom Gaglardi a aussi donné des indices qui pointent dans cette direction.

Bowness a été embauché par les Stars avant la saison 2018-19 comme adjoint à l’entraîneur-chef de première année Jim Montgomery, qui faisait le saut après avoir dirigé dans les rangs universitaires américains. Bowness est devenu entraîneur-chef quand Montgomery a été congédié en décembre pour des raisons liées à sa consommation d’alcool.

Nill et Bowness s’étaient entendus pour dire que la mention intérimaire ne serait pas retirée avant la fin de la saison. Personne n’aurait pu imaginer que la saison des Stars prendraient fin pratiquement 10 mois plus tard — environ quatre mois et demi après une pause des activités en raison de la pandémie et après la première participation de l’équipe à la grande finale depuis 2000.

Après avoir évité les questions sur son avenir pendant les séries, Bowness a finalement donné un aperçu de ses pensées après la défaite de 2-0 contre le Lightning de Tampa Bay, lundi.

« Ce que j’ai appris, c’est que j’ai encore la passion pour la compétition, la passion d’être entraîneur, a dit Bowness. Je sais que je ne rajeunis pas, mais j’ai encore cette passion. C’est ce qui est le plus important.

« Je veux continuer à me dépasser. »

Les Stars ont terminé leur parcours avec plusieurs joueurs à l’infirmerie, dont le gardien partant Ben Bishop, dont la dernière sortie a eu lieu le 31 août, ainsi que les attaquants Radek Faksa, Blake Comeau et Roope Hintz. Plusieurs joueurs ont aussi continué à jouer malgré des meurtrissures ; Tyler Seguin a parlé d’avoir eu à faire la file pour se rendre dans la salle des physiothérapeutes.

« Nous avons tout laissé sur la patinoire, a dit Bowness. Nous avons soutiré le maximum de ce que nous pouvions donner. »

Un groupe de vétérans à l’attaque incluant Seguin, Benn, Corey Perry, Joe Pavelski et Alexander Radulov, ainsi qu’une jeune brigade défensive ont fait le succès des Stars.

Le défenseur Miro Heiskanen a été particulièrement dynamique, accumulant six buts et 20 aides dans la bulle d’Edmonton. D’un autre côté, l’attaquant recrue Denis Gurianov, qui a mené l’équipe avec 20 buts en saison régulière, a été discret en finale.

Si les Stars espèrent connaître un autre long parcours la saison prochaine, leur succès passera probablement à nouveau par l’efficacité de leurs vétérans.

Pavelski a inscrit 13 buts en séries, après en avoir marqué 14 au cours de la saison, et il a encore deux campagnes à écouler à son contrat. Ses 61 buts en carrière en séries éliminatoires représentent un sommet dans l’histoire de la LNH pour un joueur américain.

Perry et le défenseur Andrej Sekera pourraient devenir des joueurs autonomes sans compensations, tout comme le centre Mattias Janmark.