Une demande de recours collectif allègue que les principales ligues de hockey nord-américaines complotent ensemble afin de limiter les opportunités des jeunes joueurs.

La Presse Canadienne

La demande a été présentée par Kobe Mohr, un jeune homme âgé de 21 ans originaire de Lloydminster, en Alberta, qui a évolué pour quatre clubs de la Ligue de l’Ouest (WHL) entre 2015 et 2020.

La Ligue nationale de hockey (LNH), la WHL, la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), la Ligue de l’Ontario (OHL), la Ligue américaine de hockey (LAH), l’ECHL et même Hockey Canada ont été identifiés par Mohr.

La LHJMQ, la WHL et l’OHL sont chapeautées par la Ligue canadienne de hockey (LCH), qui a réglé trois autres recours collectifs en mai dernier.

La plus récente poursuite demande également des compensations financières pour les joueurs de la LCH, mais pas seulement pour eux.

La demande stipule que les ligues ont participé à « un complot, une entente ou un accord illégal » afin de limiter les opportunités de Mohr et d’autres Canadiens âgés de 18 à 20 ans qui souhaitent gagner leur vie en jouant au hockey professionnel.

Le document avance également que les ligues ont créé un système dans lequel la plupart des joueurs ne pourront jamais accéder aux plus hauts niveaux et dans lequel ils passeront plutôt de nombreuses années « à gagner des sommes d’argent dérisoires, au profit des parties défenderesses (les ligues) ».

« Ce stratagème crée un système qui emprisonne les jeunes hockeyeurs âgés de 16 à 20 ans », a déclaré l’avocat Félix-Antoine Michaud, dont le cabinet est situé au Québec et qui a déposé la demande de recours collectif au nom de Mohr.

« Un joueur du Canada n’a pas les mêmes droits qu’un joueur européen. Un joueur canadien n’a pas la possibilité de jouer dans la Ligue américaine ou l’ECHL à 18 ou 19 ans. Un joueur européen a la possibilité de jouer dans ces ligues-là à 18 ou 19 ans.

« Cet accord n’est pas légal en vertu de la loi sur la concurrence », a-t-il ajouté.

Aucune de ces allégations n’a été démontrée devant un tribunal. La poursuite doit être approuvée par les tribunaux afin de devenir un recours collectif. Aucune ligue n’a présenté de défense jusqu’ici.

La LAH a refusé de commenter la situation, tandis qu’un porte-parole de la LCH a mentionné que la ligue n’a pas reçu le document.

Aucune autre organisation mentionnée dans la demande de recours collectif n’a émis de commentaires à ce sujet.