Ce sont un peu deux univers qui s’affronteront lors de cette finale de l’Est entre le Lightning de Tampa Bay et les Islanders de New York. D’un côté, il y a l’univers du Lightning, où tout est axé sur l’attaque et la créativité offensive. Faut-il aussi rappeler que personne d’autre n’a marqué autant de buts cette saison dans toute la Ligue nationale ? De l’autre, il y a les Islanders, que leurs détracteurs aiment bien qualifier de club « plate » parce que ces gars-là, c’est entendu, ne font pas dans le très spectaculaire. Mais ils gagnent.

Richard Labbé Richard Labbé
La Presse

Alors, qu’est-ce que ça va donner ? Dur à dire. Souvent, dans ce type d’affrontement entre deux philosophies fort différentes, c’est d’ordinaire le club axé sur la défense qui l’emporte.

Mais ici, par contre, il est assez difficile d’ignorer les multiples ressources du club de Tampa Bay, à commencer par les attaquants de premier plan que sont Brayden Point et Nikita Kucherov, sans oublier le défenseur Victor Hedman, qui est peut-être le meilleur joueur de hockey du monde en ce moment. Devant le filet, Andrei Vasilevskiy n’est pas vilain non plus et, derrière le banc, Jon Cooper ressemble à un gars qui sait très bien ce qu’il fait, malgré l’absence d’un joueur de premier plan en Steven Stamkos, toujours blessé, dont l’état de santé demeure source d’inquiétude.

Les Islanders n’ont pas toutes ces options, mais ils ont un entraîneur, le très cérébral Barry Trotz, qui serait probablement capable d’extraire du vin d’une roche s’il s’en donnait la peine. Avec lui à leur tête, les Islanders sont soudainement devenus une équipe redoutable, qui gagne parce qu’elle est une équipe, justement. Devant le filet, Semyon Varlamov et Thomas Greiss forment un duo redoutable.

Mais revenons à la question de départ : qu’est-ce que ça va donner ? On peut penser que ça donnera sans doute une série difficile et épuisante, où chaque match aura des allures de marathon.

À ce chapitre, il ne faudrait pas ignorer l’importance du repos que viennent d’avoir les gars de Tampa Bay ; pendant que les Islanders et les Flyers de Philadelphie se cognaient dessus le temps de sept matchs très âprement disputés, les joueurs du Lightning, eux, ont pu se reposer un peu, peut-être même se permettre quelques activités récréatives pour se détendre (mais aucune soirée de karaoké, peut-on espérer).

En d’autres mots, ils seront frais et dispos quand ce sera le temps de retourner sur la glace ce lundi soir, puisqu’ils n’auront pas joué depuis le 31 août. C’est donc dire qu’entre leur plus récent match et le prochain, le premier de cette finale de l’Association de l’Est, il se sera écoulé une semaine.

Alors on souhaite aux Islanders de ne pas avoir trop célébré le triomphe de samedi soir. Parce que le prochain défi qui les attend en sera un de taille.

Le joueur sous les projecteurs

PHOTO DAN HAMILTON, ARCHIVES USA TODAY SPORTS

Jean-Gabriel Pageau

Jean-Gabriel Pageau : cet attaquant a la réputation de marquer quand ça compte, et le voici déjà avec sept buts à sa fiche depuis le début des séries. Pas mauvais.

La clé de la victoire

Le jeu d’échecs qui se jouera à l’arrière des bancs. En d’autres mots, le meilleur entraîneur, celui qui discernera le plus rapidement les failles de l’adversaire, sera aussi l’entraîneur du club victorieux.