Le défenseur du Canadien Brett Kulak a confirmé vendredi avoir été atteint par la COVID-19. C’est ce qui explique pourquoi il a raté les neuf premiers jours du camp d’entraînement.

Guillaume Lefrançois Guillaume Lefrançois
La Presse

Kulak dit être arrivé à Montréal le 2 juillet et a présenté un premier test négatif. Mais il a ensuite commencé à ressentir des symptômes. « Les deux premiers jours, je sentais de la pression en me réveillant. Je n’avais pas beaucoup d’énergie. Ça affectait ma respiration. J’étais pas mal sûr que je l’avais. »

C’est donc encabané dans sa chambre d’hôtel que Kulak a passé ses deux premières semaines en arrivant au Québec, avec les suivis qui s’imposaient.

J’ai eu un long appel avec la Santé publique. Ils ont retracé chaque étape de ma vie jusqu’au 22 juin. On a retracé un gars avec qui j’avais patiné [à Calgary] qui a eu un test positif une semaine avant moi. Je pensais l’avoir eu de lui, mais personne d’autre de ce groupe ne l’a attrapé. J’ai dû donner beaucoup d’informations.

Brett Kulak

Kulak en était à une troisième journée sur la patinoire vendredi. Mercredi, il avait patiné avec Xavier Ouellet, qui avait reçu selon toutes vraisemblances un résultat faux positif. Jeudi, Kulak participait aux exercices des unités spéciales, tandis que l’exercice de vendredi était plutôt costaud, avec beaucoup de bagarres à un contre un. La pente sera toutefois abrupte pour lui, puisqu’il calcule avoir seulement patiné huit fois à Calgary pendant la pandémie.

Cela dit, l’Albertain ne semble pas particulièrement inquiet de possibles effets à long terme, ce que certaines personnes atteintes de la COVID-19 craignent.

« De beaux poumons roses »

« En tant qu’athlète, tu as besoin de beaux poumons roses. J’ai vu que poumons sont revenus à leur forme habituelle. J’ai fait des tests sanguins, l’oxygène circule bien dans mon corps », a-t-il assuré.

Fort de son expérience, Kulak a bon espoir que la bulle de la LNH créera à Toronto tienne le coup.

« L’endroit le plus sûr, c’est ici à l’aréna. Le protocole est assez serré, estime-t-il. On se sent pas mal en sécurité et je pense que ce sera une coche de plus rendu à Toronto. Je ne pense pas que ce soit un problème. »

L’explication du groupe des cinq

Par ailleurs, Phillip Danault a confirmé que lui et quatre coéquipiers se sont exercés quelques jours en privé en raison de risques reliés à la COVID-19.

Du 17 au 21 juillet, Danault, Ryan Poehling, Victor Mete, Cale Fleury et Cayden Primeau s’exerçaient en compagnie du préparateur physique Pierre Allard, avant le reste de l’équipe. C’est que les cinq avaient été en contact avec Ouellet, soupçonné d’être porteur du virus.

Le Canadien tiendra un dernier entraînement à Brossard samedi avant de partir vers Toronto dimanche.

Trios vendredi

Tatar-Danault-Gallagher

Drouin-Suzuki-Armia

Byron-Kotkaniemi-Lehkonen

Weise-Domi-Weal

Poehling-Evans-Belzile

Hudon-Dauphin

Défenseurs

Chiarot-Weber

Mete-Petry

Kulak-Fleury

Ouellet-Folin

Olofsson-Juulsen

Brook

Gardiens

Price

Primeau

Lindgren

McNiven