Seulement deux mois après avoir soulevé la Coupe Stanley, Sidney Crosby a tourné son attention vers la quête d’un autre championnat.

Stephen Whyno
Associated Press

Au début du mois de septembre 2016, le capitaine des Penguins de Pittsburgh a sauté sur la glace à Ottawa afin de prendre part au camp d’entraînement d’Équipe Canada, à l’aube de la Coupe du monde de hockey.

Cette fois, lorsque les camps se sont amorcés, le 13 juillet, quatre mois se sont écoulés sans que les joueurs ne voient de l’action de la LNH et ils se préparent à directement faire le saut dans les séries de la Coupe Stanley.

La longue pause non prévue en raison de la pandémie de COVID-19 s’avère un nouveau défi pour toutes les personnes impliquées dans le monde du hockey. Il reste qu’il y a néanmoins plus de 100 joueurs qui ont acquis de l’expérience de passer d’une longue période de temps sans jouer à du jeu de haut niveau grâce à la Coupe du monde.

Les leçons apprises, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, pourraient déterminer qui sera éliminé rapidement et qui se battra pour le trophée le plus important du hockey.

« Il y a vraiment ce sentiment de sprint, a déclaré Crosby. Tu as un camp d’entraînement réduit et ensuite, tu sautes directement dans l’action. Tu dois être prêt, mais tu dois aussi comprendre que tu dois être meilleur de match en match. Que ce soit au camp ou lors de la première partie, tu dois avoir cette mentalité. »

Les équipes ne bénéficieront que de deux semaines de camp dans leur ville respective avant de voyager à Toronto ou à Edmonton pour un match préparatoire. Les choses prendront une autre tournure par la suite.

Cette fois, la différence est que ce n’est pas un prélude à une saison de 82 matchs. Si on ne compte pas les quatre meilleures formations de chaque association, qui participeront à un tournoi à la ronde, les 16 autres équipes auront la possibilité de se faire éliminer dans une série trois de cinq.

Aucune pression n’est-ce pas ?

« Ça ne veut rien dire ce que tu as fait pendant l’été, a mentionné le capitaine des Jets de Winnipeg, Blake Wheeler, qui a joué pour les États-Unis en 2016. C’était difficile et ce sera difficile à Edmonton. Nous allons là-bas en sachant que ce sera le cas. »

Son coéquipier des États-Unis Ryan McDonagh estime que ce camp est un peu plus facile en raison de cette familiarité déjà intégrée. Son équipe, le Lightning de Tampa Bay, et les 23 autres à faire partie des séries ont disputé environ 70 matchs ensemble avant que la saison soit interrompue, à la mi-mars.

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Ryan McDonagh a représenté les États-Unis à la Coupe du monde de 2016.

« Ce n’est pas comme si tu devais développer une chimie avec tes nouveaux coéquipiers, a indiqué McDonagh. Les joueurs connaissent leur rôle dans l’équipe. Tu dois simplement te concentrer à amener tes habiletés au niveau souhaité, retrouver le rythme et laisser le reste suivre son cours. »

Ce chemin sinueux n’est pas inconnu pour les meilleurs joueurs et entraîneurs qui se souviennent de 2016. L’entraîneur-chef des Islanders, Barry Trotz, était adjoint pour le Canada lorsque le pays a remporté la Coupe du monde et il considère que ce tournoi est une bonne comparaison parce qu’il anticipe les mêmes changements de momentum.

« Tu peux récupérer rapidement aussi. Tu peux connaître un mauvais match et te ressaisir dès le suivant, a expliqué Trotz. C’est une courte fenêtre de temps. Tu dois être prêt dès la première mise au jeu. »

Le fait de jouer dans des arénas vides amènera un état d’esprit complètement différent, même si la sensation dans les villes devrait être similaire pour les joueurs. Ils pourront garder un œil sur ce qui se passe dans les autres séries alors qu’ils seront ensemble dans des hôtels, isolés du public jusqu’à ce qu’il y ait un champion.

« Tu te rends de l’hôtel à la patinoire et vice-versa, a affirmé McDonagh. Nous regarderons les autres parties et nous verrons comment se comportent les équipes. Il y aura ce genre de sentiment, mais il n’est pas encore là pour le moment. »