(New York) Les attaquants Bobby Ryan, des Sénateurs d’Ottawa, et Oskar Lindblom, des Flyers de Philadelphie, ainsi que le défenseur des Stars de Dallas Stephen Johns sont les finalistes à l’obtention du trophée Bill-Masterton dans la Ligue nationale de hockey.

La Presse canadienne

Ce trophée est remis annuellement au joueur ayant démontré le plus de qualité de persévérance et d’esprit d’équipe.

Ryan a fait appel au programme d’assistance de la ligue et de l’association des joueurs le 20 novembre en raison de sa consommation d’alcool.

Après avoir ouvertement partagé son histoire afin d’aider ceux aux prises avec une dépendance, Ryan est revenu au jeu le 27 février et a réussi un tour du chapeau dans un gain de 5-2 contre les Canucks de Vancouver.

« Mon parcours a commencé en novembre, mais le processus pour y arriver s’est amorcé bien avant », a précisé Ryan, jeudi, lors d’une vidéoconférence.

« Je n’étais pas en santé, je ne faisais pas les bonnes choses pour moi et je ne me suis pas occupé de choses qui ont été négligées par moi, mon groupe autour de moi pendant une longue période de temps. Une fois que j’ai commencé à identifier ces éléments, l’aspect relatif à la sobriété a été la partie la plus facile. Il s’agit d’avoir des discussions maintenant et de laisser aller certaines choses qui m’ont bloqué pour une très, très longue période de temps et dont j’essayais de m’éloigner avec l’alcool, avec l’évasion, avec quelque moyen que ce soit. »

Ryan avoue qu’il fait encore face à certaines journées difficiles, mais celles-ci sont plus distantes l’une de l’autre.

« J’ai l’impression d’être dans de bien meilleures dispositions que jamais auparavant dans ma vie. Et ça vient seulement en faisant le travail. C’est ce que je fais et je me sens bien. »

Johns a raté toute la dernière campagne ainsi que les 47 premiers matchs de 2019-20 en raison de douloureux maux de tête causés par une commotion cérébrale. À son quatrième match, au Madison Square Garden, il a marqué un but devant ses parents.

« Mon aventure a été longue. Pendant les cinq ou six premiers mois, je faisais tout ce que je pouvais pour revenir sur la glace aussi rapidement que possible. Jamais, dans mes pires rêves, je pensais que ça prendrait 22 mois pour y arriver. Après environ un an, j’ai commencé à perdre beaucoup d’espoir parce que chaque médecin que j’allais voir, ou chaque spécialiste, me disait une chose et un autre me disait quelque chose de différent. Certains d’entre eux m’ont déclaré qu’ils ne me conseilleraient probablement jamais de jouer de nouveau au hockey. Je me suis beaucoup tourné vers mon groupe de soutien, peut-être trop souvent, parfois. Mais c’est probablement la chose qui m’a le plus aidé à passer à travers. »

Lindblom a été diagnostiqué d’un sarcome d’Ewing en décembre. Il s’agit d’une tumeur cancéreuse qui croît dans les os ou les tissus autour des os. Il a complété ses traitements de radiation le 2 juillet, après avoir récolté 11 buts et 18 points en 30 matchs cette saison.

Bien qu’il ait récemment patiné au complexe d’entraînement des Flyers à Voorhees, au New Jersey, Lindblom ne sera pas disponible lorsque reprendront les activités de la LNH.

« Ce qu’il a vécu est incroyable », a déclaré Johns au sujet de Lindblom, qui n’a pas participé à la vidéoconférence parce qu’il a dû se soumettre à une procédure médicale dans le cadre de sa guérison.

« C’est très différent de nos situations. C’est une histoire que tout le monde dans la LNH a suivie. C’est incroyable de voir jusqu’à quel point il va bien. »