(Kanata) Le Canadien tente tant bien que mal de trouver des éclaircies dans la grisaille ambiante. À court terme, sa recherche de solutions devra toutefois se faire sans Brendan Gallagher, toujours incommodé par des maux de tête.

Simon-Olivier Lorange
Simon-Olivier Lorange La Presse

Le teigneux ailier droit n’affrontera pas les Sénateurs d’Ottawa ce samedi soir. Il est demeuré à Montréal, où il devra subir des examens additionnels.

Gallagher est revenu au jeu jeudi au Centre Bell contre les Oilers d’Edmonton après avoir raté quatre rencontres en raison d’une commotion cérébrale. C’est un coup de genou malencontreux de son coéquipier Ben Chiarot qui l’a mis hors de combat le 31 décembre dernier en Caroline. Après une semaine de repos, il a repris l’entraînement mardi à Detroit. Il a alors patiné avec une visière teintée.

Jeudi, il a disputé la rencontre en entier. Il était même sur la glace en toute fin de match alors que le Canadien tentait de créer l’égalité.

Il ne s’est toutefois pas entraîné vendredi. L’entraîneur-chef Claude Julien avait alors signifié que son joueur souffrait de maux de tête, mais a indiqué ne pas savoir si ceux-ci étaient en lien avec sa commotion cérébrale ou s’ils étaient attribuables à un virus.

Samedi matin, en marge de l’entraînement du club à Kanata, Julien a dit ne pas avoir de nouvelles informations quant à l’état de santé de Gallagher.

Le défenseur Ben Chiarot ratera lui aussi un deuxième match de suite, toujours incommodé par une blessure au « bas du corps ».

L’attaquant Matthew Peca, pour sa part, fera un retour au jeu après plusieurs semaines d’absence dues à une blessure au genou. Dale Weise sera quant à lui inséré dans la formation après avoir sauté son tour contre les Oilers. Son ajout se fera au détriment de Jordan Weal, laissé de côté pour une deuxième fois en trois matchs. Carey Price défendra le filet du Canadien.

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Après avoir raté les 14 derniers matchs, Matthew Peca sera de retour dans l'alignement.

Le Tricolore tentera de renouer avec la victoire contre des Sénateurs n’en mènent pas bien plus large que lui. Les représentants de la capitale fédérale ont perdu leurs six dernières rencontres. La bonne nouvelle, c’est qu’au terme de ce duel, une des deux équipes aura réussi à mettre un point final à sa série malheureuse.

En action vendredi soir à Detroit, où ils se sont inclinés 3-2 en tirs de barrage, les Sénateurs ont eu congé d’entraînement samedi matin.

Positif

Le défi est de taille après huit défaites de suite, mais Claude Julien exhorte ses hommes à conserver une attitude positive.

Il affirme qu’une telle chose est rendue possible par l’apport névralgique des vétérans du club auprès du fort contingent de jeunes joueurs du Tricolore.

« On veut montrer qu’on n’est pas une équipe qui abandonne, peu importe les circonstances. Ça ne donne pas de victoires, mais ça démontre un certain caractère. On espère qu’à un moment donné, le vent va tourner de bord », a dit Julien.

« Il faut rester positifs et ne pas [se concentrer sur] le négatif de cette situation. C’est ce que je vois de la part des joueurs. »

Car derrière les erreurs d’exécution et les passages à vide, il y en a, des éléments positifs. Et c’est sur ceux-ci que l’équipe tentera de s’appuyer pour vaincre les Sénateurs et chasser le mauvais sort qui semble s’abattre sur elle.

« On travaille fort, extrêmement fort », a dit Matthew Peca, qui été forcé de regarder les 14 derniers matchs à la télévision ou sur la galerie de presse. Le Canadien, a-t-il fait remarquer, a remporté 7 des 10 matchs suivant sa précédente débandade de 8 défaites de suite qui s’est conclue au début du mois de décembre.

« Tout change vite, n’importe quoi peut arriver, a-t-il ajouté. On veut gagner, on ne fait pas que des mauvaises choses. Il faut juste continuer. »

Le défenseur Jeff Petry a quant à lui soulevé le fait que le Tricolore a détenu l’avance en troisième période au cours des deux derniers matchs, même s’il constate que son équipe a chaque fois gaspillé ce coussin. « Il faut trouver un moyen de finir ces parties, retrouver cette énergie qu’on avait en début de saison. Celle qui nous permettait de revenir dans des matchs quand on tirait de l’arrière. Il faut prendre les matchs un par un. On va se battre pour s’en sortir. »

Petry a également identifié les débuts de rencontre comme des moments primordiaux au cours desquels le Canadien se devait de mieux paraître.