Les joueurs de la Ligue nationale de hockey tentant de rejoindre le jeu cheveux au vent après avoir perdu leur casque pourraient bientôt n'être vus que sur des images d'archives.

JOSHUA CLIPPERTON LA PRESSE CANADIENNE

Les directeurs généraux du circuit Bettman ont annoncé mardi, lors de leur rencontre annuelle en Floride, qu'un nouveau règlement forçant les joueurs ayant perdu leur casque à regagner leur banc a été mis sur papier.

Présentement, un joueur peut demeurer sur la glace même s'il a perdu cette pièce d'équipement.

«Quand les gars perdent leur casque, leur style de jeu ne change pas, a dit George Parros, le directeur de la sécurité des joueurs. Les gars sont fiers et ce sont des durs. Ils veulent faire les mêmes déplacements (que s'ils avaient leur casque).»

Selon la règle proposée, qui doit toujours obtenir l'approbation finale du Bureau des gouverneurs, ainsi que du comité conjoint de compétition LNH-AJLNH, un patineur sans casque recevra une pénalité mineure s'il ne quitte pas immédiatement la patinoire.

La Fédération internationale de hockey sur glace utilise la même règle dans ses compétitions, tandis que la Ligue américaine permet à un joueur de demeurer sur la patinoire s'il est en mesure de remettre son casque.

Les DG sont également en faveur de rendre obligatoire le port du casque lors de la période d'échauffement, mais cet aspect ne fait pas partie du changement proposé.

Certains clubs, comme le Canadien et les Maple Leafs, exigent que les joueurs portent leur casque avant le match. Dans d'autres, comme les Sharks ou les Panthers, on voit parfois près de la moitié de l'équipe sans casque, avant les rencontres.

La ligue a montré une compilation vidéo de blessures venant de rondelles perdues et de collisions pendant l'échauffement.

«Nous avons eu de très bonnes discussions, a confié le directeur général des Sénateurs d'Ottawa, Pierre Dorion. La ligue fait la bonne chose en voulant s'assurer que les joueurs soient protégés.»

Dans un autre dossier, les directeurs généraux de la LNH semblent être prêts à accorder à une équipe venant d'obtenir un avantage numérique le choix du cercle dans lequel aura lieu la première mise en jeu dans le territoire ennemi.

Il semble également que des cadrans seront installés dans le coin des 31 patinoires du circuit, un peu comme ceux utilisés dans les matchs extérieurs.

On a aussi abordé la question du rythme d'un match, par exemple un gardien immobilisant sans réel besoin la rondelle, quand l'adversaire envoie le disque à l'autre bout de la glace de plus loin que la ligne bleue. On pourrait interdire au club du fautif de procéder à des changements.

«Il y a clairement des moments où le gardien a la chance de faire circuler la rondelle, a dit Doug Wilson, le directeur général des Sharks. Plus le match a un bon rythme, le mieux ce sera.»