Après avoir traversé une période bien remplie de son calendrier, le Canadien a profité d'un long congé, mais les joueurs de la formation montréalaise ne s'entendent pas sur un calendrier idéal.

Mis à jour le 31 janv. 2019
ALEXIS BÉLANGER-CHAMPAGNE LA PRESSE CANADIENNE

Le Tricolore a vécu une séquence de 10 matchs en 17 jours en janvier et il disputera cinq rencontres en huit jours à son retour au jeu après la pause du match des étoiles et son congé obligatoire de cinq jours.

Malgré tout, les avis sont partagés chez le Tricolore concernant les avantages de la longue pause comparativement à un calendrier où les matchs seraient un peu plus espacés.

«Après avoir disputé deux matchs en autant de soirs, nous dirions probablement qu'il serait préférable de ne pas avoir le congé obligatoire, mais plutôt un calendrier plus équilibré, a noté l'attaquant Brendan Gallagher, qui a passé quelques jours de vacances au Mexique. D'un autre côté, nous revenons de ce congé avec une nouvelle énergie. Physiquement, je peux vous dire que je me sens beaucoup mieux qu'il y a 10 jours.»

Le centre Phillip Danault, qui a profité du congé pour se rendre dans la région de Québec, avait une opinion un peu plus précise à ce sujet.

«Si j'avais à choisir, je préférerais disputer moins souvent des séquences de deux matchs en deux soirs», a-t-il indiqué.

Cette pause obligatoire a été ajoutée au calendrier lors de la saison 2016-17 - une concession faite par la LNH après que les joueurs eurent accepté de jouer les prolongations à trois contre trois. La règle a été modifiée cette saison, alors que les congés ont eu lieu autour de la pause du match des étoiles.

«C'est une question d'opinion, a dit l'entraîneur-chef Claude Julien au sujet de ce débat. Plusieurs sont déçus parce qu'il y a trop de matchs serrés et on dit que ça augmente les risques de blessures.

«Moi, je pense que ce petit congé signifie qu'on va voir du meilleur hockey d'ici la fin de la saison. Le problème n'est peut-être pas le congé, mais plutôt le nombre de matchs avant et après les Fêtes. C'est un autre débat et il est plutôt lié à l'attention portée à notre sport à différentes périodes de l'année.»

Une chose sur laquelle tout le monde s'entendait jeudi, c'est que les joueurs étaient contents de se retrouver, alors que les sourires étaient faciles à l'entraînement.

«J'ai trouvé que les gars avaient beaucoup d'énergie, a admis Julien. Ils étaient contents de retourner au travail, de se revoir. Nous nous sommes concentrés sur les aspects de bagarre, les aspects plus physiques. (Vendredi), nous allons nous concentrer sur la vitesse et notre attaque.»

Le dernier match du Tricolore remontait au 23 janvier, une victoire de 2-1 face aux Coyotes de l'Arizona. Le Canadien reprendra le collier samedi après-midi, en accueillant les Devils du New Jersey. Il croisera le fer avec les Oilers d'Edmonton le lendemain.

Peu importe la question entourant ce qui serait idéal entre un calendrier plus équilibré ou celui avec un congé obligatoire, la réalité est que ce congé ne sera que bénéfique à long terme pour les joueurs du Canadien - et même les entraîneurs.

«Ça fait du bien physiquement, mais aussi mentalement. (Les joueurs) viennent au travail chaque jour et doivent se concentrer et écouter ce que les entraîneurs ont à dire, que ce soit par rapport au désavantage numérique, à l'avantage numérique ou au jeu à cinq contre cinq, a raconté Julien. Et pour nous (les entraîneurs), nous rentrons parfois chez nous à 2h du matin et nous revenons au centre d'entraînement à 7h30. La fatigue nous rattrape aussi, autant mentale que physique.

«D'un autre côté, lors des derniers jours, je commençais à avoir hâte de revenir. J'ai du plaisir cette saison. J'aime le potentiel de l'équipe et la direction vers laquelle nous allons.»