Le Canadien a été épargné des blessures cette saison, mais depuis le début des séries, la formation montréalaise est un peu moins chanceuse au chapitre médical.

Mis à jour le 22 avr. 2015
Richard Labbé LA PRESSE

Tout d'abord, il y a eu Max Pacioretty qui a dû rater le premier match de cette série contre les Sénateurs d'Ottawa en raison d'une commotion cérébrale, selon les informations obtenues par La Presse. C'est maintenant au tour de Nathan Beaulieu, qui devra déclarer forfait pour le match de ce soir à Ottawa, le quatrième, mais qui devra aussi rester sur la touche pour le reste de cette série contre les Sénateurs, après avoir encaissé un coup à la tête lors du match numéro trois, gracieuseté d'une violente mise en échec du défenseur vedette des Sénateurs, Erik Karlsson.

Cette mauvaise nouvelle n'est pas source de panique dans le camp montréalais, là où l'on demande à chaque joueur de se mettre dans la peau d'un régulier, et de se préparer comme un régulier aussi chaque jour.

«Ici, tout le monde écoute les instructions des entraîneurs, et tout le monde doit se préparer de manière adéquate, a expliqué l'attaquant Brendan Gallagher au terme de l'entraînement d'hier. Tout le monde doit être très attentif lors des exercices parce que tout le monde doit être prêt à toute éventualité.»

Le petit attaquant a rappelé que plusieurs observateurs estimaient que le Canadien allait avoir du mal à marquer des buts sans Pacioretty lors du premier match de cette série. Mais cette absence pourtant de taille n'a pas été ressentie, puisque Brian Flynn a profité du moment pour s'offrir un match de trois points.

«C'est difficile d'avoir à se retrouver face à ce genre d'adversité, a ajouté Gallagher, mais ce n'est pas non plus une mauvaise chose. On est habitués à ça, il y a eu des gars de cette équipe qui sont tombés au combat auparavant. La différence, je crois, c'est qu'on fait confiance aux gars qui doivent prendre le relais. On sait qu'ils seront capables de faire le boulot. Nathan a évidemment été un morceau important de cette équipe cette saison, il a été immense dans notre parcours jusqu'ici, et on espère le revoir avec nous bientôt. Mais nous avons Greg Pateryn, et nous sommes convaincus qu'il va être capable de faire le travail.»

De son côté, Carey Price estime que lui et ses coéquipiers ont un boulot à faire, peu importe le nom de ceux qui se retrouvent sur la feuille de pointage officielle de la LNH.

«Quand il y a un joueur qui est blessé comme ça, c'est une occasion pour un autre de se faire remarquer, a expliqué le gardien. Nous avons beaucoup de profondeur parmi notre unité défensive. Les gars de cette équipe ont tous eu à jouer un rôle bien précis cette saison. C'est ce que nous devons continuer de faire.»

L'entraîneur Michel Therrien est parfois décrié par certains puristes du jeu, qui aiment souligner certaines failles techniques qu'on repère chez le Canadien. Mais pour Brendan Gallagher, comme pour tous les joueurs de cette équipe qui se tuent à le répéter depuis le début de la saison, tout est dans le système.

Et quand le Canadien s'en tient à ce fameux système de jeu, les résultats, souvent, finissent par mener à une victoire.

«C'est une combinaison des deux, le système et les joueurs, a nuancé Gallagher. Mais ça rapporte. Tous les gars de cette équipe ont adhéré au système depuis le tout début et on voit les résultats.»