Si la LNH lançait une loterie pour ses joueurs, l'attaquant Patric Hornqvist aurait sans aucun doute gagné le gros lot.

Mis à jour le 3 févr. 2015
Alexandre Geoffrion-McInnis LA PRESSE CANADIENNE

La carrière de Hornqvist s'est métamorphosée depuis que les Penguins de Pittsburgh l'ont acquis en compagnie de Nick Spalding des Predators de Nashville en retour du joueur étoile James Neal, le 27 juin dernier.

«Je savais que ça allait être formidable pour ma carrière de hockeyeur, a confié Hornqvist. Quand tu peux jouer avec deux des meilleurs joueurs au monde, c'est de toute évidence une expérience fabuleuse. De plus, je crois qu'ils vont me permettre de devenir un meilleur joueur. J'étais vraiment heureux d'apprendre cette transaction, car les Penguins forment une très bonne équipe.»

Jusque-là, l'attaquant repêché en septième ronde, 230e au total, au repêchage de 2005, roulait sa bosse dans la LNH. À Nashville, Hornqvist évoluait pour une équipe axée sur la défensive. Il s'était néanmoins distingué en inscrivant au moins 20 buts à ses quatre premières saisons complètes dans le circuit Bettman. Il évoluait alors avec des compagnons de trio tels que Marcel Goc et Steve Sullivan.

Puis la transaction est survenue. Elle lui a permis d'entamer la saison 2014-2015 au sein du premier trio, en compagnie de Chris Kunitz et Sidney Crosby. Il s'est ensuite retrouvé au sein de la deuxième unité avec Evgeni Malkin et Spaling. Pas si mal, n'est-ce pas?

«Je ne sais pas comment ça pourrait aller mieux», avoue le Suédois, le sourire fendu jusqu'aux oreilles.

Les résultats n'ont pas tardé à se faire sentir, comme en témoignent ses neuf buts et 10 mentions d'aide en seulement 16 matchs cette saison. Des statistiques qui tendent à démontrer qu'il n'a pas trop souffert du changement de philosophie en passant aux Penguins, au deuxième rang de la ligue cette saison avec une moyenne de 3,68 buts par match avant les rencontres de mardi.

«Ça n'a pas été trop difficile, parce qu'ils ont tout changé - le directeur général, l'entraîneur-chef ainsi que quelques autres joueurs -, donc tout le monde a dû recommencer sur de nouvelles bases», a expliqué Hornqvist.

Trêve de modestie, son entraîneur-chef Mike Johnston ainsi que ses coéquipiers sont tous unanimes: Hornqvist est très apprécié dans le vestiaire.

«C'est un super de bon gars, a lancé Kristopher Letang. Sa plus grande qualité, c'est son adaptation. Il est super facile à approcher. Et en plus il complète bien nos joueurs de centre. Crosby et Malkin adorent fabriquer des jeux, tandis que Hornqvist préfère se diriger vers le filet adverse. Il travaille fort, et adore lancer la rondelle au filet. Honnêtement, je crois que c'était un bon fit pour l'équipe et lui.»