C'est le quatrième choix total au repêchage de 2011 et il est le premier marqueur des Blue Jackets de Columbus. Si le nom de Ryan Johansen n'est pas encore familier de tous, il risque de le devenir avant longtemps.

Mis à jour le 21 mars 2014
Marc Antoine Godin LA PRESSE

L'attaquant de 21 ans a carrément explosé cette saison avec 26 buts et 51 points en 68 matchs, lui qui avait été limité à 14 buts et 33 points à ses 103 premiers matchs dans la Ligue nationale.

«Ryan a davantage confiance, en ce sens qu'il sent désormais qu'il a sa place dans la LNH, explique l'entraîneur-chef des Blue Jackets Todd Richards. Il a payé son dû.

«À son année recrue, il était victime de cette sorte d'émerveillement devant les joueurs-vedettes de la ligue et les grands arénas. Mais il a mûri depuis et il se sent beaucoup plus à l'aise.»

Il y a moins d'un an, Johansen était laissé de côté par son entraîneur en séries éliminatoires... de la Ligue américaine. Qu'il soit aujourd'hui aux portes d'un statut de vedette dans la LNH témoigne du virage qu'il a amorcé en peu de temps.

«Si ça n'avait pas agi comme un réveil pour moi, quelque chose n'irait pas! convient le jeune homme. J'ai travaillé fort durant l'été parce que je devais élever mon jeu et améliorer mon éthique de travail. Je pense que ça rapporte cette année.»

Johansen est un solide gaillard de 6'3 et 223 livres, mais c'était avant tout un marqueur prolifique avec les WinterHawks de Portland dans la Ligue de l'Ouest. «Sentir qu'il a sa place dans la LNH», comme le dit Todd Richards, ç'a aussi été de réaliser que même s'il était jeune, il est grand, gros et fort.

«Ç'a été énorme pour moi d'apprendre à utiliser mon gabarit, que ce soit en zone défensive pour nous protéger en coin de patinoire ou encore en zone offensive pour protéger la rondelle», explique Johansen.

Trois deuxièmes trios

À Portland, le jeune centre a joué pendant deux ans aux côtés du Suisse Nino Niederreiter qui a été sélectionné sitôt après lui au repêchage de 2011. On ne voit pas souvent deux compagnons de trio choisis coup sur coup.

«On a affronté le Wild du Minnesota l'autre jour et j'ai eu l'occasion de le retrouver, a confié Johansen. J'étais content, je m'ennuie de lui! On a été sur le même trio pendant deux ans et ça avait vraiment cliqué.

«Je me souviens du jour du repêchage. Après être descendu du podium, on m'a emmené en bas pour une série d'entrevues et tout de suite après, je l'ai vu passer avec un chandail des Islanders. C'était assez spécial!»

Maintenant qu'il met tout le sérieux au service de son grand talent, Johansen pivote le premier trio des Blue Jackets aux côtés de Nathan Horton et d'un autre jeune prometteur, Boone Jenner.

«J'aime dire qu'on est une équipe constituée de trois deuxièmes trios, observe-t-il toutefois. On n'a pas le genre de premier trio sur lequel une équipe se fie constamment, ni de troisième trio qui s'occupe surtout de mandats défensifs. Nos trois premiers trios sont bien équilibrés et font du bon travail dans les deux sens de la patinoire.»

Le temps le dira, mais il n'est pas impossible que Johansen devienne le meilleur attaquant que les Blue Jackets aient repêché depuis Rick Nash...