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La deuxième vie de Manny Malhotra

Mais Malhotra n'a pas baissé les bras. S'il... (Photo AP)

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Mais Malhotra n'a pas baissé les bras. S'il admet avoir vécu toutes sortes d'émotions au cours de sa réadaptation, il assure n'avoir jamais eu l'intention de prendre sa retraite.

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(RALEIGH) Dire que Manny Malhotra revient de loin tient de l'euphémisme. Il y a deux ans à peine, le centre des Hurricanes de la Caroline a subi une grave blessure qui aurait pu lui coûter sa carrière, et bien plus encore.

Le 16 mars 2011, alors qu'il s'alignait avec les Canucks de Vancouver, Malhotra a reçu une rondelle dans l'oeil gauche lors d'un match contre l'Avalanche du Colorado. Il a été opéré à deux reprises, et sa saison s'est terminée.

«L'incertitude était pour moi l'élément le plus effrayant. Ne pas savoir quand ou si je serais capable de rejouer. Ce fut long, mais je suis resté concentré sur les aspects positifs. Je me suis accroché à chaque bonne nouvelle que je recevais», a-t-il expliqué en entrevue avec La Presse, hier, au terme de l'entraînement des Hurricanes.

De retour avec une vision fortement diminuée dans l'oeil gauche, Malhotra, qui avait l'habitude de récolter une trentaine de points par saison, n'en a obtenu que 18 en 78 matchs au cours de la campagne 2011-2012. L'année suivante, après neuf matchs, les Canucks ont annoncé qu'il serait rayé de l'alignement pour le reste de la saison, craignant que son état l'empêche de bien se protéger sur la glace.

Mais Malhotra n'a pas baissé les bras. S'il admet avoir vécu toutes sortes d'émotions au cours de sa réadaptation, il assure n'avoir jamais eu l'intention de prendre sa retraite.

«Je savais qu'à l'été, je continuerais de chercher du travail quelque part dans la LNH pour poursuivre ma carrière. [La décision des Canucks] a certainement été un recul, mais ç'a confirmé le fait que je voulais continuer à jouer et que je n'étais pas prêt à abandonner.»

Une chance à Raleigh

Ce sont justement les Hurricanes qui lui ont donné cette autre chance de se faire valoir en lui offrant un essai avec les Checkers de Charlotte, leur club-école de la Ligue américaine. Après huit matchs à Charlotte, pendant lesquels il a été blanchi, Malhotra s'est entendu avec les Canes sur un contrat d'un an à deux volets.

«C'était l'occasion pour moi de montrer que j'étais en santé et que je pouvais toujours apporter ma contribution», mentionne Malhotra.

En 27 parties, le septième choix au total du repêchage de 2000 présente une fiche d'un but et trois mentions d'aide. Pas de quoi écrire à sa mère, certes, mais il demeure une menace au cercle des mises en jeu, là où il a toujours excellé.

«Il est là dans des situations-clés lors desquelles nous avons besoin de remporter une importante mise en jeu pour nous donner une bonne impulsion, et il le fait très bien», a d'ailleurs souligné son coéquipier Jordan Staal.

Ce dernier sait bien par quoi Malhotra est passé. Son frère Marc, défenseur des Rangers de New York, a lui-même été blessé à un oeil récemment.

«Ça faisait peur de voir Marc tomber au combat et se battre pour revenir à son niveau. C'est difficile, et on ne veut voir personne vivre une telle chose», a-t-il déploré.

L'entraîneur-chef des Hurricanes, Kirk Muller, a pour sa part vanté les qualités de leader de Malhotra. «Il travaille bien avec nos jeunes joueurs. Il prêche par l'exemple, autant sur la glace qu'à l'extérieur», a-t-il dit.

On ignore si Malhotra marquera contre le Canadien ce soir. Mais si le pointage est serré, ne soyez pas surpris s'il saute sur la glace pour une mise en jeu cruciale en fin de match.

Au lendemain d'une défaite de 4-1 devant les Panthers de la Floride, on se doutait bien que le Canadien chercherait à se changer les idées. C'est ce qu'il a fait, hier après-midi, lorsque les joueurs ont pris part à une version sur patins d'un match de baseball. Tour à tour, des patineurs devaient contourner cinq coéquipiers avant que ceux-ci ne réussissent à marquer. Rires, blagues et taquineries ont fusé de toutes parts sur la patinoire du PNC Arena de Raleigh. Ce n'était pas la première fois que l'entraîneur Michel Therrien organisait un tel « entraînement » : il a révélé avoir fait de même à Granby et Laval, du temps où il oeuvrait dans la LHJMQ.




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