La colère d'un des fils de Patrick Roy a marqué les débuts de la Coupe Spengler, jeudi, à Davos, en Suisse. La vidéo du hockeyeur Frédérick Piuze-Roy quittant la patinoire en hurlant a choqué les commentateurs suisses, peu habitués à ce genre de démonstration, et a enflammé les réseaux sociaux.

Mis à jour le 28 déc. 2013
Annabelle Blais LA PRESSE

«T'as beau être le fils de Patrick Roy, cette attitude est totalement stupide», «Je vous laisse juger de l'intelligence du fils de Patrick Roy», «Quelle débilité!» Le commentateur sportif suisse Laurent Bastardoz n'a visiblement pas été impressionné par Frédérick Piuze-Roy.

L'événement est survenu jeudi à quelques secondes de la fin du match, qui s'est conclu par une cuisante défaite de 5-0 de l'équipe de Roy, les Americans de Rochester, aux mains de l'équipe suisse Genève-Servette.

Furieux de n'avoir pu se battre avec le joueur Cody Almond, Roy est retourné aux vestiaires en criant et frappant tous les objets sur son passage.

Dans les journaux suisses, hier, les journalistes en ont rajouté une couche. «Le boxeur sur glace», «fou furieux», a écrit le quotidien Le Matin. «Puisqu'outre-Atlantique les fans de hockey aiment voir leurs idoles faire tomber casques et gants pour régler leurs comptes de manière virile avant que l'arbitre ne distribue ses sanctions et que le match ne reprenne, Frédérick Piuze-Roy a apparemment décidé de faire du combat sur glace sa spécialité», peut-on lire.

Le hockeyeur n'a pas été suspendu et était de retour sur la patinoire hier. Il a aussi présenté ses excuses sur Twitter au lendemain de la rencontre. «Je voudrais m'excusez (sic) pour la façon dont j'ai quitté la glace hier. Mes émotions ont pris le dessus et j'ai appris ma leçon, a-t-il écrit. Je vais m'assurer que ça ne se reproduise pas.»

Au Québec, tant sur les réseaux sociaux et que sur les sites sportifs, la réaction au geste de Roy a été mitigée. De nombreux amateurs ont critiqué son attitude alors que d'autres ont plutôt condamné les propos du commentateur suisse. La controverse a aussi ravivé le débat émotif entre le style de jeu nord-américain, plus agressif, et celui pratiqué en Europe.

La «sensibilité» des Roy

«On ne retiendra que l'intelligence et l'extraordinaire capacité de jeu que possédait son papa [Patrick Roy] et il n'a pas généré un garçon avec la même sensibilité.» C'est en ces termes que le commentateur suisse a comparé la sensibilité de Roy père et celle du fils.

Cependant, ce n'est pas la première fois que le tempérament des Roy fait réagir. Cet automne, le premier match du calendrier régulier comme entraîneur-chef dans la LNH de Patrick Roy n'est pas passé inaperçu. L'entraîneur de l'Avalanche du Colorado a reçu une amende de 10 000$ pour s'être emporté et avoir invectivé l'entraîneur des Ducks d'Anaheim, Bruce Boudreau, à quelques secondes de la fin du match.

En 2008, son fils aîné, Jonathan, a été accusé de voie de fait simple après avoir frappé un joueur de hockey pendant un match de la Ligue junior majeur du Québec. Il était alors le gardien des Remparts de Québec, dirigés par Patrick Roy. Celui-ci avait été suspendu cinq matchs pour avoir encouragé le geste de son fils. Jonathan avait plaidé coupable et obtenu une absolution inconditionnelle.

Frédérick avait aussi été suspendu en 2008 pour 15 matchs, pour un violent coup de bâton au visage d'un adversaire, dans la LHJMQ.