Il faut maintenant se poser la question: qui, au juste, est le vrai Canadien?

Mis à jour le 13 déc. 2013
Richard Labbé LA PRESSE

Est-ce que le vrai Canadien est celui d'il y a une semaine à peine qui a muselé les gros Bruins de Boston, ce Canadien qui venait de coller cinq victoires de suite? Ou bien est-ce que le vrai Canadien est celui d'hier soir à Philadelphie, pas capable d'«acheter» un but, comme on le dit entre intellectuels du milieu?

Dur à dire.

Ce Canadien de 2013-2014 nous montre souvent deux visages. Celui d'un club qui a des allures de club champion quand tout fonctionne et que le système défensif est appliqué à la perfection. Mais l'autre Canadien, celui d'hier soir, est pas mal plus brouillon, tout croche, sans la moindre parcelle d'imagination en attaque.

Rappelons ici que le Canadien n'affrontait pas hier soir les Devils de Jacques Lemaire, mais bien les décevants Flyers, un club tout à fait ordinaire qui avait généreusement donné 17 buts à ses 3 matchs précédents.

Ce que le Canadien a fait contre ce club parfaitement ordinaire? Rien.

C'est lors de soirs comme celui-là que les mêmes défauts ressortent. C'est lors de soirs comme celui-là qu'on se demande à quoi pensait Marc Bergevin quand il a choisi de tenter sa chance avec George Parros. À quoi il pensait quand il est allé chercher Douglas Murray.

C'est sans oublier Daniel Brière, dont le rôle au sein de cette équipe n'est pas encore très clair plus de deux mois après le début de la saison. C'est une chose que de ne pas récolter de points, mais encore faudrait-il savoir ce que Brière doit apporter à l'équipe. Ça, on ne le sait toujours pas.

Alors, quel est le véritable visage du Canadien de 2013-2014? Mystère.

On ne va évidemment pas se mettre à exiger la tête du coach, du capitaine et du directeur général parce qu'il y a deux défaites de suite au compteur. Mais disons que tout ça ressemble étrangement au scénario de la saison précédente, quand le Canadien pouvait avoir l'air d'un club champion un soir, puis d'un club parfaitement médiocre le soir suivant.

Pas besoin de vous rappeler comment cela s'était terminé, n'est-ce pas?