Au moins, on ne pourra jamais accuser le Canadien de 2013 d'abandonner au premier signe de détresse.

Richard Labbé LA PRESSE

Mercredi soir à Boston, ce Canadien-là semblait fatigué, dépassé et aussi dominé par des Bruins trop forts. Jusqu'à la troisième période, quand le club montréalais s'est réveillé pour donner une solide frousse aux Bruins. Et pour éventuellement voler le match.

Marque finale? Le Canadien 6, les Bruins 5.

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Pour le Canadien, il s'agira peut-être d'un moment à retenir cette saison. Tout de même: le club montréalais accusait un retard de deux buts après une deuxième période désastreuse, les partisans des Bruins hurlaient comme des possédés, et le navire semblait prendre l'eau.

Puis Ryder a marqué. Puis Gallagher, puis Markov. Et Gallagher en fusillade a complété cet énorme retour.

«Nous n'avons rien changé après la deuxième, peut-être seulement notre attitude, a expliqué Gallagher au terme du match, la bouche en sang. Nous nous sommes mis à être agressifs, à batailler pour les rondelles à nos pieds. C'est bien de voir ce qui se passe avec cette équipe, c'est plaisant de jouer avec ces gars-là.»

Ça avait l'air moins plaisant en deuxième période. C'est que les Bruins ont complètement dominé cette période, avec 17 tirs au but, contre seulement 5 pour la visite. Cette pétarade a permis quatre buts aux Bruins, signés Hamilton, Marchand, Bergeron et Horton. La fin semblait proche.

À la suite de ça, en troisième, Peter Budaj est allé prendre la place d'un Carey Price débordé. Price n'a pas été le seul à être débordé mercredi soir; en défense, messieurs Markov et Emelin ont vécu une soirée très, très difficile.

Mais Budaj est arrivé, a fait les gros arrêts, et le CH s'est replacé peu à peu. Michael Ryder, qui est en train de faire passer Marc Bergevin pour un génie, a ajouté deux autres buts, dont un qui permettait de ramener son club à un seul but des Bruins en troisième. Tyler Seguin a répliqué pour les Bruins, mais Gallagher et Markov ont marqué, le but égalisateur étant inscrit à neuf secondes de la fin, qui a poussé le DG Marc Bergevin à manifester sa joie sur la galerie de presse.

Cela a mené à la prolongation, puis à la fusillade. Ce qui a mené au but de la victoire de Gallagher.

«Nous savions que nous allions finir par marquer, a expliqué le héros de la soirée. Il fallait juste s'assurer de pouvoir tenir le coup...»

Ajoutons que Michel Therrien avait choisi de faire un changement à sa formation mercredi soir, en imposant une soirée de congé à Gabriel Dumont. C'est Mike Blunden qui a pris sa place au sein du quatrième trio.